Un été à Hong Kong? Même pas chaud.

Cet été, il y a eu du sable, des cocktails et des escapades. Beaucoup de découvertes, et peu de temps pour vous en parler. Il y a cette nuit où on a nagé avec des poissons fluorescents. Et les hordes d’araignées. La Junk boat party, la balade sur l’île de Peng Chau et celle où on a vu la Chine, oh et le jour où on a essayé le longboard. Grand moment. Il faut que je vous raconte.

Résumé des épisodes précédents.

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La zénitude à son apogée

Kyoto#1
Kyoto, c’était le grand point d’interrogation de notre voyage. On s’en fait une idée calme et authentique, sans trop savoir. Et la réalité vient dépasser notre imagination. Comme souvent, au Japon.

La ville nous accueille avec des petites ruelles calmes, quelques passants à vélo et une pluie fine qui vient rafraîchir l’atmosphère. Il est tôt, nous avons pris le Shinkansen au lever du soleil. La ville dort encore, notre ryokan est fermé, un adorable voisin se propose de garder nos sacs pour la journée.

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Les découvertes du mois

La vie à HK suit son court, les journées ne contiennent pas assez d’heures pour faire tout ce que nous aimerions, mais les dernières semaines nous ont tout de même offert de belles découvertes.

BoutdeChine
Nous l’avions aperçu dans le bus, de retour de randonnée il y a quelques mois, nous avons enfin pris le temps de découvrir Chi Lin Nunnery et Nan Lian Garden, un large complexe Bouddhiste situé au nord de Kowloon.

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Notre balade sur dos de dragon

The_Dragons_Back
Le lundi matin, ça craint. Sauf quand tu commences la journée sur une crête entourée d’eau turquoise, de plages à tomber et de petits bateaux.

La Dragon’s Back c’est LA randonnée la plus connue de Hong Kong, celle que tous les touristes font, parce qu’elle est 1: magnifique 2: facile d’accès et 3: easy. Elle a même été élue plus belle randonnée urbaine d’Asie. Oui.

Bilan après vérification des dires. Magnifique ? Well. L’eau est superbe, nous apercevons au loin Shek O et son terrain de golf qui donne sur la mer et me rappelle celui de Bonifacio. Le chemin est haut perché et se termine sur un joli sentier à l’ombre. Nous finissons sur Big Wave Bay, plage désertique en semaine, surf, eau délicieuse et restaurant les pieds dans le sable, qui nous rappelle nos week-ends à Bali. Facile d’accès ? Porte à porte, il nous a fallu à peine plus d’une demi-heure pour être au pied du sentier –j’adore cette ville-. Easy ? Si on oublie la chaleur pesante, oui ! N’oubliez pas de prendre de l’eau, autrement vous finirez par boire l’eau de la rivière –mais non ça ne m’est jamais arrivé– ! L’été est bel et bien là et ça se sent. Il fait chaud, certes, mais la mer nous tend les bras, c’est tout simplement parfait.

La Dragon’s Back, c’est les vacances à deux pas de la maison.

Dragon’s back
Bus n°9 de Shau Kei Wan à To Tei Wan
Kms : approx 10kms
Ne pas oublier : eau + maillot de bain

Des kilomètres de pur bonheur

Kangaroo_Ontheroadagain
Une partie du road-trip se termine pour laisser place à une autre. Nous quittons Sydney direction l’Australie du Sud. Un vol, un nouveau-vieux van, quelques kilomètres de route et un ferry plus tard, nous arrivons à Kangaroo Island, réserve naturelle truffée de –devinez– kangourous, oui, mais pas que. Il y aussi des cadavres de possums, de wallabies et de lapinous sur le bas-côté.

Ah, oui. Ça y est, nous avons été dépucelés du kangourou mort. Enfin. Nous avons passé quelques bornes à rouler de nuit en hurlant à chaque apparition « Kangoo! ». Trop fort les pilotes, il n’y en a pas un seul qui ai réussi son suicide sous nos roues. Non, mais.

Nous verrons également nos premiers koalas dans leur état sauvage –pas de câlin, cette fois-. Ils ne sont pas beaucoup plus actifs qu’à leur habitude. Dodo. Sieste. Dodo.

Sur le palmarès des rencontres de notre escapade sur l’île, nous ajouterons les beaux albatros d’American River. Ils ne sont pas farouches et se laissent approcher, il y en a partout ici, ce sont leurs pigeons à eux. Impressionnants lorsqu’ils ouvrent leurs immenses ailes. Une jolie rencontre.

Avant d’arriver sur l’île, n°5 nous a rejoint. N°5, c’est ma cousine. Nous avons passé plus de vingt ans de vacances à Vieux Reng –Comment ça, vous ne connaissez pas Vieux Reng !?-. Cette année, N°5 a décidé d’aller manger du kangourou pendant six mois. Ç’aurait été dommage de ne pas en profiter pour partager quelques kilomètres, cheveux au vent.

Anyway, la route continue, nous parcourons des paysages bien plus arides que sur la côte Est. Nous longeons de superbes déserts, des lagoons magnifiques, pour arriver à Little Sahara, une étendue de sable blanc à perte de vue. C’est magnifique.

Nous enchaînons les spots de plus en plus incroyables, pour arriver les pieds dans l’eau translucide, dans une baie désertique. Hanson Bay. Une plage de rêve rien que pour nous. 

Nous sommes seuls au monde, nous croisons plus de kangourous que de personnes. Cette île est incroyable. Le chemin se poursuit vers Flinders Chase, pour arriver sur la route, celle que je rêvais de voir depuis longtemps, celle ci.

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Notre road-trip sur Kangaroo Island se termine par un superbe coucher de soleil sur le Cape du Couedic. En attendant le début du spectacle, nous descendons en contre-bas pour découvrir une falaise découpée en dentelle, qui nous laisse sans voix. Dans l’eau, les bébés otaries s’en donnent à cœur joie. Nous n’entendons que le bruit des vagues qui se fracassent contre la falaise. Nous sommes subjugués par cette beauté. C’est un rêve, réveillez-nous…

Ce n’est pas fini, nous remontons sur la colline pour admirer le coucher de soleil sur la mer. Vous savez, celui comme dans les films, sans un nuage, le moment émotion où les amis se regardent, la larme à l’oeil, et où il n’y a plus besoin de mots pour se comprendre.

Comme un fou, comme un roi, comme un soldat

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Avant les kangourous, les gros cailloux et les koalas, pour moi, l’Australie, c’est avant tout Sydney. Une ville que je ne connais pas et qui me fait rêver depuis des années.

Pendant les derniers kilomètres qui nous séparent de la ville, je ne tiens plus en place. Dans le même état que dans le bus qui nous amenait de JFK à New York City en 2009.

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Nous y voilà enfin. L’opéra. Le pont. La baie. Les gratte-ciels. Et tous ces cafés. En marchant dans ces rues, j’éprouve le même sentiment qu’il y a quelques mois en découvrant Hong Kong. L’impression de connaître cet endroit. D’être à ma place. L’épanouissement, parsemé d’une touche d’excitation.

Les costumes-cravates croisent les riders en longboard, le mix est absolument parfait. La ville est magnifique, je le savais, je le savais, je le savais ! Sydney, je t’aime. Oh oui, je veux un atelier ici. Chacun son rêve, l’un veut bosser dans le building tout en verre, là, l’autre veut son loft en brique, ici, et le troisième ouvrir sa boulangerie française juste là, en bas. On se retrouvera pour la pause déj autour d’un jambon-beurre. Et on fera des rooftop parties dans un de ces bars des Rocks.

Nous découvrons Darling Harbour et ses mojitos, Clarke Quay et ses musées, Kings Cross et ses escorts dès 8 am, le superbe Royal Botanic Garden et ses araignées –tiens, on s’est déjà vu?-, de belles ruelles, et enfin Paddington. Oh, Paddington, c’est ici que je veux ouvrir ma petite galerie, juste à côté de la boulangerie du chômeur. On y croise une frenchie installée depuis 7 ans, elle bosse dans une super libraire comme-je-les-aime, wahou (bitch!).

Nous clôturons notre séjour chez les Sydneysiders en prenant le bus avec des vrais morceaux de surfeurs à l’intérieur.

DirectionBondiBeach
Après avoir foulé le sable de quelques sublimes plages depuis une dizaine de jours, nous avons pris un certain niveau d’exigence. Blancheur du sable, vue, petit cuicui des oiseaux, température de l’eau, dauphins ou pas… Disons que nous avons certains critères.

En arrivant à Bondi Beach, nous n’avons pas sauté au plafond. C’est une plage… Une fois posés dans le sable à regarder les débutants se débattre avec leurs boards dans les vagues, nous avons compris. Quand certains vont courir au bord du Canal, d’autres sont là. Bondi Beach, pour les Sydneysiders, c’est un peu leurs Buttes Chaumont à eux. Après une journée de travail, on se retrouve ici pour surfer, bronzer, promener le chien, rider*, courir ou boire des mojitos. Ok, ok.

Le soleil descend et nous nous laissons guider par le doux parfum des mojitos. Bondi Beach nous fait tourner la tête. Ça respire les vacances, on veut rester ici pour toujours. Di-vin.

*Devant la plage, il y a un skate park. Et ce skate park à sa star. Un petit blond pas plus haut que trois pommes qui ride comme un pro dans la piscine, et rend le public en délire, applaudissements à chaque sortie –plus tard, j’en veux un comme ça. C’est ça ou un koala-.

Des falaises, des cascades et du bleu

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A peine arrivés aux Blue Moutains*, la couleur est annoncée. Nous croisons randonneurs, cyclistes et grimpeurs. Quelque chose me dit que ce lieu va me plaire. Et pour cause. C’est un spot d’escalade très prisé, les paysages sont à couper le souffle, les routes sublimes et le temps magnifique.

Nous allons de découvertes en découvertes. Les panoramas sont époustouflants.

Je pensais voir trois collines faussement bleues, me voici au milieu d’un parc national gigantesque, de la beauté à perte de vue. Nous nous perdons dans des sentiers superbes, nous apercevons grottes et cascades pour arriver seuls, au bord d’une falaise magnifique.

Je suis à court de mots devant cette splendeur. A cet instant précis, posée sur mon rocher, je suis certaine d’une chose. Le voyage n’est pas fini. Il ne fait que commencer. Depuis ce jour où je suis montée dans l’avion, je suis droguée, et je n’ai pas prévu d’en sortir. Droguée à la découverte. Droguée à ça.

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Dans le van, ça pue le bonheur, on s’arrête à tous les virages pour admirer la vue, on shoote, on filme…

Nous finissons la journée au pied des Katoomba Falls, cascades d’une beauté incroyable. Cette journée frôle la perfection.

Je n’ai pas encore vu Sydney, je rêve d’y vivre depuis des années, j’ai failli y décrocher un contrat il y a quelques mois, et j’ai toujours l’espoir d’y poser mes valises un jour. Avant même d’avoir vu la ville, je sais une chose : quand nous serons grand et que nous vivrons ici avec notre koala domestique, je sais où nous passerons nos week-end. Nous sommes ici à 90 minutes de la belle Sydney. 

Décidément, l’Australie nous réserve de belles surprises.

*Pourquoi Blue ? L’huile volatile des eucalyptus dégage une vapeur bleutée un peu brumeuse qui donne son nom aux montagnes.

Le jour où je suis tombée d’un avion…

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Difficile de fermer l’œil, cette nuit. Enfin l’heure de se lever, un p’tit déj, un câlin à Jumpy –le kangoo domestique du camping, il adore les grattouilles– et nous prenons la route direction un terrain vague perdu au fond d’une zone industrielle, dans la banlieue de Sydney.

Affalés dans les canapés du hangar, nous patientons impatiemment, quand une grosse voix hurle « MARY ? HOW’S MARY ? ». Oh, c’est moi… Bonjour. Oula, il lui manque la moitié des dents, il n’a pas un poil sur le caillou et un bandana noir sur la tête. Très bien, mon partenaire est un pirate.

Aujourd’hui, nous allons sauter d’un avion. Oui. Un vieux rêve de gamine –interdit par maman : c’est dangereux, chut, va faire des dessins-.

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Arrivés à l’aérodrome, en avion, tout le monde. Nous sommes six binômes surexcités. En quelques secondes, on est haut. Très haut. La porte s’ouvre. Le premier tandem tombe. Il ne saute pas, il tombe, littéralement, dans le vide –pouf, plus personne- et hop, le belge suit, le chômeur aussi, et le marin –livide– disparaît à son tour. Et moi!? On y est. Assis sur le bord de l’avion, la terre toute petite devant nous. Ne pas regarder en bas, la tête en arrière, position banane, 1, 2 et Ahhh ! Je vole. On tourne dans tous les sens, je dévore l’adrénaline, wahou, cette drogue m’avait manqué. Je vole, je vole, JE VOLE. Ébahie, époustouflée, heureuse, plus aucune notion du temps ni de l’espace, c’est… Ouuuh. Le parachute s’ouvre, c’est sublime, j’en veux encore, wahou, du bonheur en barre. C’est indescriptible, j’ai des frissons, en suspens au-dessus des marécages, avec Sydney au loin, et la mer… Hystérique, les larmes aux yeux, Bryan me demande mes impressions, les seuls mots qui me sortent… « Your job is amazing! » « Someone has to do it…« . I guess so.

Il me fait tourner dans tous les sens jusqu’à ce que nous arrivions sur la terre ferme, où je retrouve mes BFF*. Stones. Qu’est-ce qu’il s’est passé, là? On a sauté d’un avion, c’est ça?

Nous finirons l’après-midi allongés dans l’herbe à mater les nuages et les parachutistes, le temps de nous remettre de nos émotions. Je ne m’en suis toujours pas remise.
C’est autorisé, autant de bonheur ?

.

*Best Friend Forever, plus que jamais après ça.

Quand t’es dans le désert

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Nous sommes tombés amoureux de Port Stephens avant même d’y avoir mis les pieds. Il nous a suffit de lire la description de cette péninsule sur le guide pour bouffer des kilomètres pendant une journée –playlist cheveux-au-vent à fond-, histoire d’avoir une journée entière pour profiter des environs.

Nous commençons par une balade les pieds dans l’eau sur une plage sublime. On y croise nageurs, voiliers, canoë… C’est absolument paradisiaque.

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Nous partons ensuite pour une randonnée à travers les bois, pour atteindre le sommet de la colline qui domine la baie. La végétation est superbe, on se croirait en Provence, puis nous distinguons une vue stupéfiante qui nous rappelle que nous sommes en Australie.

On distingue d’ici des plages désertes à perte de vue, des lagons, de petites îles…
On est au paradis.

Comme si ça ne suffisait pas, nous prenons la route jusque Anna Bay pour en voir un peu plus. Une immense étendue de sable blanc, des surfeurs, des couples qui promènent leurs chiens, des joggeurs, une petite brise et nous quatre, au milieu de nulle part.

Et là, on vrille. On a 6 ans, ça court dans tous les sens, ça crie, ça tombe, ça tape dans les mains pour faire fuir les serpents imaginaires, ça compte les squelettes de piafs croisés dans le sable… Ce lieu respire la liberté, on est seul au monde au milieu de désert, le soleil se couche, wahou. Émerveillés.

Ce soir, nous trinquons à demain. Parce que demain sera une journée spéciale, et nous ne sommes pas sûrs d’en revenir entiers.

Coucou petit kangourou, je vais te manger

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Mais non, ne faites pas cette tête là, c’était un hamburger au méchant kangourou. Nous n’aurions jamais osé avec un gentil kangourou trop mignon.

Nous avons choisi de poser la tente à Red Rock pour son auberge aborigène qui sert de délicieux steaks de kangoos. Loin de nous douter de la belle surprise qui nous attendait…

Red Rock est notre premier coup de coeur du voyage. Le camping donne sur une sublime plage quasi-déserte, l’eau est bonne, la roche rouge contraste avec le turquoise de l’eau, et la nuit les étoiles scintillent comme jamais. C’est à couper le souffle. Nous avons trouvé notre coin de paradis. Nous ne nous ferons pas prier pour courir dans l’eau et jouer dans les vagues tel des petits dauphins –pendant que le belge grille au soleil, tel un husky perdu au milieu du Sahara-.

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Revenons à notre mouton, c’est l’heure d’aller croquer du kangourou. Nous nous installons sur la terrasse, accompagnés de gros oiseaux qui attendent qu’on soit servi pour venir piquer dans nos assiettes. Le gérant leur donne des tranches de jambon qu’ils dévorent –à peine flippants, les piafs carnivores-, et les burgers qui vont changer notre vie arrivent enfin…

Belle surprise, le burger est un véritable délice. On a mangé un kangourou, et c’était très bon. Le cadre magnifique du restaurant n’a fait qu’ajouter de la saveur à cette jolie pause gastronomique.

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A quand le Big Mac Kangoo ?