l’araignée qui crachait du feu

Spiderspiderspider
Je vous assure qu’elle crachait du feu.

De retour de notre journée incroyable en apesanteur, nous nous serions bien contentés de cette dose d’adrénaline. Toujours sur la route, la nuit tombe, les campings sont déjà fermés, comme tous les soirs, même galère : s’incruster si possible ou trouver un endroit tranquille où passer la nuit.

Il fait noir, les rues sont désertes, on se perd, on tourne, on est fatigué, toutes ces émotions nous ont vidé, le marin est au volant, claqué, il serait temps de trouver un endroit où poser la tente…  Il pile et… « Il y a une araignée… Là.« . En effet, elle est là, sur le pare-brise. A l’intérieur. En d’autres termes, à quelques centimètres de son visage –pour ma part, je n’aurais pas utilisé le mot araignée, mais plutôt tarentule, ou monstre-. Ce n’est pas la simple araignée qui fait peur, non, c’est celle qui hante vos cauchemars depuis votre tendre enfance, celle qu’on ne voit que dans les livres. Prenez la taille de votre main, ajoutez huit grosses pattes velues et un joli look tropical exotique. Bien. Là voilà. Celle qui m’a couvert les jambes de piqûres dans le Coromandel la nuit de mes 23 ans, c’est un koala, à côté. Celle-ci est du genre que tu n’as pas envie de rencontrer –JAMAIS-. Du genre à t’amener à l’hôpital en deux temps-trois guilis.

Caution
Bref, elle est là. Sur le pare-brise.
Et nous, dehors, à hurler « On fait quoi? » « TUE-LAAAA ! » « Vas-y, toi… » « Je suis pieds nuuuus!« . Nous sommes au milieu d’un quartier résidentiel, en panique totale, les voisins nous observent par la fenêtre. Le marin fait preuve de sang froid et explose le monstre à coups de tong, PAF, écrasée, complètement à plat, elle tombe sur le tableau de bord. Ouf. Le temps de souffler et ELLE A DISPARU. Mais elle était morte ! Oh, un zombie araignée. Elle est dans l’embranchement de la portière, on se fait un plaisir de la claquer, cette fois-ci, si elle n’est pas morte, au moins, elle est dehors –je vous laisse imaginer l’état du belge qui a oublié ses chaussures à l’intérieur-.

Nous rentrons dans le van, et la question à ne pas poser : est-ce qu’elle était seule ? Inutile de vous rappeler que ce van est également notre chambre, au chômeur et moi, pendant que les deux autres dorment à l’étage, dans la tente.

Après la douzième vérification, nous reprenons la route pour passer la nuit sur un parking, incapables de tenir plus longtemps. Le saut en parachute, à côté de ça, c’était du gâteau.

Les garçons ouvrent la tente et… la grande soeur de spider-bitch tombe sur le bras du marin. Hystérie again. C’est une blague ? Il y en a COMBIEN ? Elle disparaît dans le noir, impossible de savoir s’il y en a d’autres dans le van, difficile de dormir sereinement, mais c’est ça où dormir dehors. Résultat, je suis emmitouflée dans mon sac de couchage, étouffant de chaud, mais au moins, je suis protégée –ou du moins j’en ai l’impression-.

On avait peur des serpents, c’est ça ?

 

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11 réflexions sur “l’araignée qui crachait du feu

  1. Marion Moulin dit :

    WHAT. THE .FUCK!!! J’imagine même pas la nuit en mode film d’horreur! J’avais aussi eu la tarentule (mais à l’extérieur du pare-brise) en pleine ville ¬¬
    Par contre en Australie, il vaut mieux se méfier des petites araignées… du genre la mortelle redback

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