Hundred fifty days

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Prenez de la pollution, un peu de surpopulation, beaucoup de pauvreté, un zeste de corruption et une touche d’immeubles tristes. Ajoutez un peu de trafic, des trottoirs minés, des moustiques dangereux, des personnes sans bras, sans jambes ou déformés. Mélangez bien et laissez reposer cinq mois. Vous obtiendrez des heures perdues dans des taxis, des perfusions et si vous ajoutez l’ingrédient secret -un repas chez le chinois du coin de la rue-, vous aurez peut-être la chance de voir apparaître une maladie potentiellement grave.

Et un amour inconditionnel pour cette ville pleine de charme. 

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Injections, infusions and porridge

PikhostoIl est à peine midi, il me reste quelques heures avant de prendre mon bus de retour pour Makassar. Mais pour une fois, j’écoute mon petit ange gardien –et mon estomac– qui me conseillent de rentrer à l’hôtel. Monter les douze marches qui me séparent de ma chambre est un véritable supplice, il semblerait que je manque de force.

La turista en Asie, c’est un rite de passage, pas de quoi en faire un article. Si, si la rave-party dans mon estomac dure depuis 5 nuits et 4 jours, si l’infection s’avère potentiellement mortelle et potentiellement pourrisseuse de vacances.

Fervente fan de découvertes et amoureuse de tout ce que je ne connais pas, j’ai la joie d’enchaîner mon escapade avec un séjour à l’hôpital, à m’empiffrer de perfs et de porridge. Un régal.

Fièvre typhoïdale, un bonheur.

 

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Départ de Sulawesi, 2 de tension, -6kg. Mais la vue est magnifique.

Lovin’ Jakarta, Episode 3 : The taxi driver

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Aimer Jakarta, c’est du travail. Beaucoup de travail. Je ne me contenterai pas de critiquer l’une des villes les plus polluées du monde, bruyante, épuisante, pauvre, salissante et étouffante* sans chercher à y dénicher quelques trésors.

Dernière trouvaille en date, le Bale Bale Spa3h de pure bonheur-. Massage, gommage, soin au chocolat et thé au gingembre. Magique.

Sur le retour, mon chauffeur veut faire connaissance. Je lui fais ma tête Je suis perdue dans mes pensées, laisse-moi tranquille. Sans succès. Bon Mr, tu ne parles pas plus English que je parle Bahasa, ça risque d’être compliqué. Rien ne l’arrête, il m’explique même que les scooters là, sur le bas côté, c’est the place to be pour se tripoter. Ah ah. Non. Non non non, t’as vraiment l’esprit tordu, il est pas en train de te demander ça. Il entame un langage des signes assez explicite qui vérifie mes soupçons. Oui. Il veut qu’on aille se bécoter dans les bosquets. Bien. Bien bien bien.

On arrive quand ?

*Je ne fais que citer le Guide du Routard

Lovin’ Jakarta, Episode 2 : Indonesia in one day

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Qui a dit qu’il fallait une vie entière pour visiter l’Indonésie ? Nous, on a décidé de faire ça en une journée. Oui oui oui. Au Taman Mini Indonesia Indah, on découvre toutes les maisons traditionnelles du pays grandeur nature, de Sulawesi à Sumatra, en passant par Nusa Tenggara, Kalimantan ou encore Java. Une corvée de moins à faire.

On s’attendait à un mini Disneyworld version nasi goreng et même pas, jolie surprise, de la nature et du vert à Jakarta, c’est dingue. On a même marché. Oui. Carrément.

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Should we stay or should we go

IndonesieA la terrasse du café de Batu Karas, 8h30, un banana juice à la main. Bon. Faut pas être con. On reste en Indo. Au moins deux ans. Le pays est magnifique, on a trop de choses à voir pour partir au bout d’un an. T’as raison. On reste.

Jakarta. Dans le taxi direction le mall, embouteillages et chauffeur perdu. On rentre. Cette ville est horrible, on ne peut pas vivre ici. On rentre, on s’installe dans les Alpes et on va manger du fromage.

Dans nos transats, à regarder la pluie tomber à torrent sur la piscine. On devrait rester. Il y a des opportunités qu’on ne peut pas laisser passer. Et puis en un an on aura à peine vu le pays, la France, on a toute la vie pour y être. Il suffit de partir plus souvent à Bali. Et les copains, ils viendront nous voir, c’est tout.

 

Je trépigne d’impatience en attendant l’épisode 892 de Rentreront-ils en 2014.

Lovin’ Jakarta, Episode 1 : The beautiful Jakarta

batavia Non, non, ce ne sont pas des sarcasmes. Nous sommes allés boire un verre avec nos potes Allemands de Batu Karas. RDV au Café Batavia, un restaurant des années 20 dans la vieille ville.

On descend du taxi après 20 minutes. Oui, oui. On a été boire un verre en ville sans faire 2h30 de bouchons. 20 minutes. Victoire !  Arrivés à Kota il y a une place. Oui. Une place ! Avec des piétons. Siiii, je vous assure. On pouvait marcher, s’asseoir sur un banc, faire du vélo. Ouiii comme dans une ville normale. Les singes en laisse en plus.

Pour la première fois depuis deux mois, j’ai apprécié Jakarta. Incroyable.

 

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Back to Jak’

Quinze jours à en prendre plein la gueule, à rencontrer des gens tous les jours et à tomber amoureux de l’Indonésie – pas amoureux comme de la Nouvelle-Zélande hein, ‘faut pas exagérer -. Il est temps de rentrer dans cette merveilleuse ville qu’est Jakarta. Oh oui, on a hâte.

Pour finir notre voyage en beauté on rentre en petit avion-même-pas-peur. Vue splendide sur Java.

C’est finiii. Back to the shit-city.

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La colloc

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Il n’y a ni belges ni hétéros curieux, ni gros chat moche ni pizzas et petits financiers toutes les semaines. Je ne dirais pas que le M6 replay du mardi soir me manque mais comme qui dirait la colloc ici c’est pas comme avant. Il y a plus de milkshakes. Moins de Shakira. Et beaucoup, beaucoup plus de moustiques très affectueux.

Ça parle d’avions aussi, un peu. A peine.

Jakarta by night

JakartabynightCette semaine, on est enfin allé boire des coups au Skybar. Vue splendide sur Jakarta, ambiance branchouille-cosy-lounge, bon petit son… Nice spot.

La Caïpi aurait été parfaite avec de la Cachaça. Et du citron vert. Jolie vue donc, tout le monde admire et mitraille… Je sors mon appareil. Non Miss, c’est un appareil professionnel, forbidden -parfait!-. Pas moyen de discuter, subitement Mr ne parle plus anglais. Comme d’hab. Et bam la pluie nous pousse vers le prochain taxi, il est temps quitter la branchouillitude si pas-charmante-du-tout. Je suis complètement pompette avec mon cocktail eau-sucrée glaçons.

Home sweet home

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Il est grand temps que je vous présente notre maison -et mon nouveau bureau, ci-dessus-. Après des mois à l’hôtel pour certains, ou à partager 34m2 à 3 + un gros chat con pour d’autres, on apprécie notre espace. Et notre musique préférée. The souuund of silence.

Nous vivons donc à PIK. Trois français, un autrichien, et, autour de nous, des chinois. Tout pleins. Et des petits chats sans queue. Nems-queue-de-kitten, je connaissais pas. Ah oui, ici c’est le quartier hollywoodien de la haute société chinoise. Feux d’artifice tous les soirs. Footing au bord du fake-lake. Petite piscine de 35m de long devant la maison. Concert de crapauds tous les soirs. Beautiful (hum).

 

 

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