A beautiful night

Sunrise Agung

« C’est quoi, cette habitude de commencer vos treks à minuit ? »

Ça n’aurait pas la même magie, en plein jour. Monter à la lueur de la Lune, observer les étoiles filantes pendant les breaks, avoir la récompense du lever de soleil au sommet, découvrir les paysages à peine devinés à l’aller lors de la descente.

Pendant que notre guide Made va faire ses offrandes aux dieux, nous rencontrons le reste du groupe, 3 hollandais et un français. Sur six, seuls trois d’entre nous arriveront au sommet.

La randonnée commence sur un sentier raide, raide, raide. De quoi cesser de grelotter. Papa s’essaie au toboggan, les guides hurlent et arrivent en courant pour le rattraper, belle frayeur –un ravin-. Il décide d’être raisonnable et de faire demi-tour.

Je continue donc ma route avec David, abandonné par ses amis qui ont préféré leur lit à l’ascension nocturne du volcan (bizarre ces gens). Le chemin est abrupte, et ce sans relâche. C’est simple, en Indonésie, pas de chemin en lacets. Tu veux grimper, tu vas tout droit. Donc oui, ça peu être un peu raide. Deux des hollandais commencent à flancher, et finissent par abandonner en cours de route.

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Tout doucement, le cratère se rapproche et la nuit s’éclaircit peu à peu. Puis un cri. Congratulations ! Distribution de câlins générale. On y est, à 3142m, dominant le tout Bali  ! Au bord du cratère, l’ambiance est festive et les guides nous concoctent un véritable festin ! Bananes fries, gâteaux, nouilles, thé, cahuètes… Tout le monde s’extasie devant le soleil qui se lève, dévoilant la silhouette du Rinjani sur Lombok.

Malheureusement la tyrolienne géante de mes rêves n’existe pas, il va falloir redescendre. C’est là que le calvaire commence. Nuit blanche et ascension dans les pattes, mon état de fatigue m’offre une capacité de concentration quasi nulle. Ce qui peut s’avérer dangereux pour redescendre un volcan dans un chemin de cailloux humides et glissants. Made est aux petits soins et fait attention à moi, mais ça ne suffira pas à m’éviter quelques hématomes.

Deux heures plus tard, nous arrivons enfin au pied du volcan. Made et les autres guides se font un plaisir de hurler Papaaaa. Il est là, après m’avoir attendue toute la nuit, content de me retrouver entière. Les adieux avec Made seront touchants, l’expérience ayant été tellement magique, on se prend dans les bras une paire de fois, pour la voir nous faire coucou au loin pendant qu’on s’éloigne…

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