La vie d’expat : Episode 1

Photodefamille
Depuis que je suis montée dans cet avion, nos repas de famille ont commencé à ressembler à ça.

La vie d’expat, c’est quelque chose de particulier. Cela fait deux ans que ma famille et moi nous livrons à de belles battles de photos –cocktails sur la plage VS planche de fromage à la maison– . Innovation 2014, après des années de pression au fromage, mon frère est passé au chantage au coulis de framboise*. Je me suis dit que ça valait bien un article.

Pas de chance, à la maison, je n’ai pas laissé qu’une bande de sadiques fromageophiles, non. Ç’aurait été plus simple si ce n’était que ça, mais nous sommes devenus toute un tribu au fil des ans, passant de trois merdeux à huit –c’est ça, on vieillit, on pond des bébés, on adopte des koalas, on se marie et on ramène des +1-. Tribu fervente des week-ends à tester les nouveaux cocktails du bar du soleil et les toasts de la saison.

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Alors vivre loin de ceux que tu aimes, ça peut être difficile parfois –surtout le moment du plateau de fromage-, mais bordel, les retrouvailles**. Wahou. Après huit longs mois pas-tout-roses en Indonésie, j’ai retrouvé mes meilleurs amis à l’aéroport, béret, marinière et baguette sous le bras –je tiens à préciser qu’ils sont belges***!– et, un TGV plus tard, je retrouvais ma famille à la gare, mon père en sarong-tee-shirt Bintang et mes nièces avec un panneau Welcome géant.

Et ça, cet exact moment, ça vaut tout l’or du monde.

*C’est Pâques aujourd’hui… J’attends mon chantage au chocolat.
**Bon… Forcément, les séparations sont aussi intenses.
***Oui oui… Le même belge qu’en Australie.

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Rentrera-t-elle 3 fois nominé au Liebster Award

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Quoi?
Le Liebster Award, c’est une initiative imaginée par des bloggeurs pour faire connaître de nouveaux blogs. Oui, on est toute une communauté derrière nos petits écrans, une grande famille de voyageurs-geeks qui passe beaucoup trop de temps à parler voyages et à twitter nos découvertes.

Comment ?
Danichou, Silecee et Les Expats Chinois ont nominé mon Rentrera-t-elle au bout d’un mois chéri au Liebster Award. Je dois maintenant écrire onze choses sur moi -ça fait longtemps que je ne vous avais pas raconté ma vie-, répondre aux onze questions qu’ils m’ont posé, taguer entre cinq et onze blogs qui comptent moins de 200 abonnés sur Fb/Hellocoton et leur poser à mon tour onze questions.

eleven
J’adore la Belgique. Pour les belges et pour les frites.
J’ai un quart de sang Polonais. Na zdrowie !
Il y a deux ans, l’Asie était le dernier endroit où je me voyais vivre.
En 2012, je suis tombée amoureuse. De la Nouvelle-Zélande.
J’ai une maman qui rêve que je m’expatrie… En France.
Dans la vraie vie, je suis rédactrice publicitaire. Et illustratrice.
L’année dernière, j’ai cru mourir deux fois. Une fois dans un volcan, une autre dans un hôtel miteux.
Ma sœur est fan de Grégoire. Mais je l’aime quand même.
J’ai pleuré devant la beauté du Mont Tongariro.
Dans 21 jours, j’aurai 25 ans.
J’adore faire des listes. Surtout celles qui ne servent à rien.

 

danichou

1. Si tu gagnais un milliard, que ferais-tu de ta vie ?
Des listes plus longues.

2. Si on t’annonçait ta mort certaine demain, que ferais-tu ?
Autre chose que ça.

3. Quelle est la musique qui te parle le plus ?
Le silence. En Nouvelle-Zélande, en haut des montagnes.

4. Si tu avais la possibilité de voyager dans le temps, où voudrais-tu aller ?
Au temps où il était facile d’obtenir un visa pour n’importe où.

5. Quel a été le plus beau moment de ta vie ?
Mon premier cours de surf au coucher de soleil, entourée de dizaines de dauphins.

6. Comment te vois-tu dans 10 ans ?
Expatriée aux States avec mon homme. Et un chat.

7. Quelle sera ta prochaine destination de vacances ?
L’Australie. J-29.

8. Qu’est-ce qui t’empêche d’être totalement heureuse ?
Mais je suis heureuse.

9. Quel est le truc le plus fou qu’on ai fait pour toi ?
Traverser la planète pour me surprendre à l’autre bout du monde.

10. Quel est le métier que tu aurais aimé faire ?
Sauveteuse de pingouins.

11. Un conseil pour mon blog ?
Plus d’images, plus de voyages ! Reviens !

 

silecee

1. Qu’est-ce qui t’as donné envie de commencer un blog ?
Partager.

2. Une petite anecdote sur le titre ou le pseudo que tu as choisi ?
Jusquà la dernière minute, je me demandais si j’allais vraiment le faire. Partir. Et pour combien de temps. Ironie du sort, je ne suis jamais rentrée.

3. Quelle a été ta destination préférée ?
Impossible de n’en citer qu’une. Mais Picton en fait partie.

4. Si tu ne devais conseiller qu’un seul article de ton blog, duquel s’agirait-il ?
Celui où je ne trouvais plus les mots pour décrire mon bonheur.

5. Quels sont les projets qui te tiennent à cœur en ce moment ?
Mes rêves de gamines.

6. Est-ce que tu as un chanteur, un film, un livre à nous faire découvrir d’urgence ?
Je suis tombée amoureuse de Pharrell Williams, cette semaine.

7. Est-ce que tu as un modèle ?
Plusieurs. La liste est longue. (encore une liste)

8. Si tu ne pouvais manger plus qu’une seule chose jusqu’à la fin de ta vie ?
Des burgers avec du bacon et de l’avocat.

9. Quel est le truc le plus fou que tu aies fait ?
Je me suis fait une frange. Ouais, carrément.

10. Comment tu te vois dans un an ?
La même, avec les cheveux encore plus longs.

11. Et dans 20 ans ?
Chut ! Ça suffit.

 

lesexpatschinois

1. Quel était ton rêve quand tu étais enfant ?
Écrire un livre.

2. Quelle citation te décrit le mieux ?
Il n’y a que les abrutis qui ne changent pas d’avis.

3. A ton avis, quel pays te correspond le mieux et pourquoi ?
Si je le savais, j’arrêterai de déménager tous les six mois.

4. Quels pays asiatiques as-tu déjà visité ?
L’Indonésie où j’ai vécu pendant sept mois, Singapour et Hong Kong, où je vis aujourd’hui.

5. Quel genre de voyageur es-tu ?
Du genre qui veut tout voir, et tout essayer. Fatigante.

6. Qu’est-ce qui te plaît le plus en voyage ?
Le regard d’enfant qu’on a quand on découvre un lieu pour la première fois.

7. Quelle cuisine du monde préfères-tu ?
On est plutôt doué pour ça, en France, non ?

8. Comment te vois-tu dans 5 ans ?
Exposer dans une galerie au cœur de San Francisco ?

9. Quel regard portes-tu sur la France ?
La France, c’est la famille, la maison, les amis. Et le fromage.

10. Quel a été ton premier et ton dernier voyage à l’étranger ?
Le premier : la Martinique, pour mes douze ans. Le dernier : Hong Kong. Le prochain ? L’Australie.

11. Quelle langue aimerais-tu apprendre ?
Le Cantonais, si on reste à Hong Kong. Et l’Espagnol, pour visiter l’Amérique Latine.

 

MESQUESTIONS

Mes nominés sont -roulements de tambour- : Prosperine, Danichou, Saracontequoi, Silecee, Yekna, Ti Piment, Sur la route de Natacha, Pom de Pin, The right way to get lost et Le Clan V.

1. Ton plus beau souvenir de voyage ?
2. Ton voyage rêvé, celui qui te semble le plus fou ?
3. Ta plus grosse frayeur, en voyage ?
4. Ton rêve de gamin ?
5. Quelle est ta todolist voyages pour 2014 ?
6. Sur une île déserte, tu embarques…
7. Tu as le choix entre un tour du monde et un an d’expat dans le pays de tes rêves. Tu choisis…
8. Tu aurais voulu être…
9. Voyager, en un mot, pour toi c’est…
10. LA chanson qui te fait voyager ?
11. Un plaisir secret ?

On the way back

Sur la route de Seminyak, notre chauffeur insiste pour nous faire goûter le fameux café de Bali, celui dont les graines sont mangées, digérées puis rejetées par voies naturelles par des chèvres, avant d’être dégusté. En vain.

Quelques embouteillages plus tard –Jakarta me manque-, nous sommes tous les trois devant le soleil couchant, les pieds dans le sable. Les bars de Seminyak sont pleins à craquer et l’ambiance commence déjà à chauffer. On s’installe autour de quelques cocktails, dans un bar où un groupe de salsa vient mettre une ambiance de folie. Tout ce qui nous faut pour finir le séjour en beauté.

Sad, cold and yummy Candikuning

Le ciel est bas à Candikuning. Tellement bas qu’il est tombé sur le lac. Après des mois au bord de la plage, prendre l’air au bord du lac Bratan, c’est un plaisir. On penserait presque à Queenstown ici –la pollution, les sarongs et la mosquée en plus-.

Le chauffeur nous prévient, on est chez les pires arnaqueurs ici –oui monsieur mais je suis rodée, je vis ici vous savez-. Ah ben non. Ici c’est l’Indo puissance douze. Ton sarong à 100 000Rp est à 1 000 000Rp. On te prend pour un con –toujours– mais encore plus. Candikuning, c’est la déception de notre séjour à Bali. Le temple Pura Ulun Danu Bratan est certes joli, mais nous laisse insensibles. Tirta Empul est loin. Le sourire des balinais aussi.

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Mais comme toujours en cherchant bien on découvre des merveilles. Ici, c’est la région des fraises. Jus de fraise orgasmique trois fois par jour, fraises en dessert, milk-shake au goûter.

Notre coup de coeur, le jardin botanique de Bali, un havre de paix, de silence, loin des scooters –mais pas des poubelles-. Après sept mois à Jakarta, on respire, et Ô bonheur, ça caille ! Pour un européen, c’est un parc tout ce qu’il y a de banal. Pour un expat à Jakarta, c’est le paradis.

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High in the mountains

La région de Batukau regorge de merveilles.

Un temple est bâti à flanc de montagne, autour d’un plan d’eau. Le trafic y est dense, des centaines d’étudiants s’y retrouvent pour une cérémonie. Le cadre est splendide.

Autour, des rizières en terrasse à perte de vue.

Nous découvrons Batukau de la meilleure façon qui soit : avec un local.

Notre guide nous embarque dans les rizières jusqu’à ce qu’on se retrouve de la boue jusqu’aux genoux, les chaussures collées au sol. Il nous apprend comment le riz pousse, comment réussir une soupe à l’écureuil, fabriquer un cerf-volant, ou encore quels types de serpents se baladent dans les parages –rien de méchant : cobras, pythons et serpents vers-.

Les décors sont sublimes, à couper le souffle. J’en ai vu des rizières depuis janvier, mais celles-ci sont à couper le souffle. Visiblement, l’Indonésie est loin d’avoir fini de nous surprendre.

Ubud, a little more

Sur la route, nous marquons un arrêt à Ubud -parce que, m’a-t-on dit, Ubud, on en a jamais assez-.

Une fois de plus nous sommes chanceux, nous tombons par hasard sur les répétitions des danses balinaises des enfants. Un beau spectacle au cœur de la ville. Je ne peux pas vous parler d’Ubud sans citer les cours de cuisine de Wayan. Il nous apprend à faire un Cap Cay comme personne –et en français s’il vous plaît-. C’est la cuisine Tic Tac. Encore une belle rencontre sur l’île des dieux.

Notre séjour se termine en beauté avec un concert et quelques tapas sur la Monkey Forest Rd, dans une ambiance festive. Un dernier massage aux huiles essentielles et nous prenons la route pour Batukau.

Water & offerings

Le palais de Tirta Gangga s’étale au milieu des bassins, des nénuphars et des fontaines. Les enfants s’y baignent, les touristes affluent, et les carpes coï s’y goinfrent.

Avec le calme et la lumière du matin, l’endroit est magique.

 

A few days in Amed

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Notre séjour à Amed sera ponctué de balades au bord de l’eau, de cocktails sur fond de coucher de soleil, de promenades sous-marines inoubliables et de charmantes rencontres. L’ambiance est telle qu’on me l’avait décrite. Paisible. C’est calme, on peut marcher, les gens sont adorables, le mahi-mahi délicieux et le snorkeling magnifique.

Seule au milieu de l’eau, je me retrouve face à un gros champignon de corail, où séjournent des centaines de  poissons . Derrière, l’immensité sombre. C’est à couper le souffle. 

Difficile de quitter ce spectacle magique, mais mes jambes hurlent au break –hier, le Gunung Agung-. On repart sur notre beau bâteau de pêche, voile hissée, cheveux au vent. Bonheur.

A beautiful night

Sunrise Agung

« C’est quoi, cette habitude de commencer vos treks à minuit ? »

Ça n’aurait pas la même magie, en plein jour. Monter à la lueur de la Lune, observer les étoiles filantes pendant les breaks, avoir la récompense du lever de soleil au sommet, découvrir les paysages à peine devinés à l’aller lors de la descente.

Pendant que notre guide Made va faire ses offrandes aux dieux, nous rencontrons le reste du groupe, 3 hollandais et un français. Sur six, seuls trois d’entre nous arriveront au sommet.

La randonnée commence sur un sentier raide, raide, raide. De quoi cesser de grelotter. Papa s’essaie au toboggan, les guides hurlent et arrivent en courant pour le rattraper, belle frayeur –un ravin-. Il décide d’être raisonnable et de faire demi-tour.

Je continue donc ma route avec David, abandonné par ses amis qui ont préféré leur lit à l’ascension nocturne du volcan (bizarre ces gens). Le chemin est abrupte, et ce sans relâche. C’est simple, en Indonésie, pas de chemin en lacets. Tu veux grimper, tu vas tout droit. Donc oui, ça peu être un peu raide. Deux des hollandais commencent à flancher, et finissent par abandonner en cours de route.

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Tout doucement, le cratère se rapproche et la nuit s’éclaircit peu à peu. Puis un cri. Congratulations ! Distribution de câlins générale. On y est, à 3142m, dominant le tout Bali  ! Au bord du cratère, l’ambiance est festive et les guides nous concoctent un véritable festin ! Bananes fries, gâteaux, nouilles, thé, cahuètes… Tout le monde s’extasie devant le soleil qui se lève, dévoilant la silhouette du Rinjani sur Lombok.

Malheureusement la tyrolienne géante de mes rêves n’existe pas, il va falloir redescendre. C’est là que le calvaire commence. Nuit blanche et ascension dans les pattes, mon état de fatigue m’offre une capacité de concentration quasi nulle. Ce qui peut s’avérer dangereux pour redescendre un volcan dans un chemin de cailloux humides et glissants. Made est aux petits soins et fait attention à moi, mais ça ne suffira pas à m’éviter quelques hématomes.

Deux heures plus tard, nous arrivons enfin au pied du volcan. Made et les autres guides se font un plaisir de hurler Papaaaa. Il est là, après m’avoir attendue toute la nuit, content de me retrouver entière. Les adieux avec Made seront touchants, l’expérience ayant été tellement magique, on se prend dans les bras une paire de fois, pour la voir nous faire coucou au loin pendant qu’on s’éloigne…