I made it !

J’avais peut-être quelques verres dans le pif, mais je lui avais promis un gâteau pour la remercier de m’avoir trouvé Choupynette. Me voilà donc pour quelques jours chez Helen & Glenn, à Whangarei, again. A peine arrivée je rencontre les parents de Glenn, boum, un logement sur Hamilton. Le lendemain direction Waipu Caves pour voir les fameux glow worms. J’attends ce moment depuis mon premier jour à Auckland, où Erik a cherché pendant des heures à me faire comprendre ce que c’était. Nous voilà donc de la boue plein les pattes, au fin fond d’une grotte pleine de vers luisants. T’as vraiment l’impression de regarder les étoiles, sauf que là tu peux les décrocher. Et qu’elles sont visqueuses.

Pour finir mon séjour ici, direction the Mount Manaia pour deux heures d’escalade avec à la clef une vue à couper le souffle. Ils sont vraiment belges, ces kiwis. Par escalade ils entendent monter des escaliers, en fait. Des escaliers dans la montagne. Par contre, pour ce qui est de la vue, ils sont pas mauvais.

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On the road again – Houhora to Whangarei

En fait le nord en Nouvelle-Zélande, c’est pareil qu’en France. Au bout de deux jours t’as fait le tour de tout ce que tu voulais voir, tu vas au village boire un coup mais il n’y a qu’un bar sombre et effrayant, et en plus il fait un temps de belge. Pareil qu’en France sans les frites et avec les cafards dans la douche. J’ai donc repris la route plus tôt que prévu vers de (pas vraiment) nouvelles contrées.

J’ai rencontré Chloé, américaine qui fait le tour de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie en stop. Et nous sommes allées voir Dieu Tane Mahuta – The king Kauri tree. Plus de 2000 ans, 51,5m de hauteur, 17,7m de large, blablabla.

Sur la route, on s’est bien marrées avec Choupynette qui jouait avec la jauge d’essence « tu vas tomber en panne – en fait noooon – t’es en réserve ! EN RE-SERVE ! – C’était une blaaaague. – Ah ! Ben non en fait y a plus d’essence – Je plaisaaaante« . En plus c’était super drôle, puisqu’il n’y avait ni habitation, ni station essence ni aucun signe de vie pendant plus de 150 bornes. On a bien rit. J’ai fini par aller chercher de l’essence dans une station digne d’un mauvais film d’horreur, on a continué la route, je l’ai jetée à Dargaville (Chloé, pas Choupynette) et j’ai continué jusqu’à Whangarei. Again.

The Cape Reinga

Je m’attendais à un phare qui intimide, qui terrifie, qui intrigue, qui fait rêver, qui fait aimer, qui fait peur. Mais admettons-le, ce phare est ridiculement petit. Je pense que si les gens viennent le voir, c’est surtout par compassion. Whatever, il est là, plus au nord que le nord de l’île du nord, loin de tout et il est joli.

Et il offre une vue imprenable sur la mer de Tasmanie qui fait l’amour à l’océan Pacifique.

Choupynette à la plage

Aujourd’hui, on a eu notre première dispute.

Elle m’a fait un caprice pour venir à la plage avec moi. De toutes façons c’est simple – qu’elle me dit – si tu me gares sur le parking je t’empêcherais de verrouiller les portes, et quelqu’un viendra finir ton paquet de cookies – elle sait qu’ils sont infâmes et que faute d’autre chose, je les adore -.

Prise par les sentiments, j’ai cédé – je sais, il ne faut pas, il faut être savoir dire non, mais que voulez-vous je suis faible -, on a été voir sur 90 miles Beach ensemble.C’était la première fois. C’était beau.

Houhora – The 4th family

Après la villa, le milliardaire et la piscine à débordement, nous voilà dans un cadre beaucoup plus rustique et tout autant atypique. Paul a imaginé ce parc de vacances il y a des années de ça. La Ville. Le nom français ne suffisant pas à rendre cette endroit classe, il reste quelques travaux à faire. Toute la famille dort donc dans une caravane au fond du jardin. Sauf moi, je partage ma chambre avec quelques araignées et moustiques, on se chamaille un peu mais des liens commencent à se tisser…

Paul m’avait prévenue : « I have some art job for you ». Il ne s’agissait pas de repeindre la salle de bains, non. Il m’a proposé d’illustrer La Ville dans tous ses états pour préparer sa comm. Fini les araignées au plafond, les baies vitrées à nettoyer et les palmiers à épiler.
Just draw it.

Road trip – Russell to Houhora – Matauri Bay – Wangaroa – Taupo Bay

Fenêtres ouvertes, cheveux au vent, Nirvana à fond… Un sentiment de déjà-vu peut-être ? Pour mes fidèles lecteurs tout du moins (Papa, Maman…). Il faut dire que Choupynette ne capte qu’une radio, qui elle ne possède que quelques titres apparemment. Mais on ne va pas se plaindre, la musique va hyper bien avec mes dérapages incontrôlés dans les graviers et crises de panique de type je vais mourir.

J’ai donc pris le ferry une dernière fois avec ma titine pour quitter Russell direction Matauri Bay, pour commencer.

Matauri Bay, c’est là où l’épave du Titanic des kiwis a été déplacée. J’ai donc gravi la montagne (d’accord, la colline) pour découvrir le mémorial du Rainbow Warrior ainsi que la vue à couper le souffle – ceci dit le souffle était déjà pas mal coupé après cette ascension. Ensuite j’ai fuis en courant – n’oublions pas que dans l’histoire, l’iceberg c’est les services secrets français – par peur que Rose Dewitt Bukater soit dans les parages.

J’ai faim. Mais ici un village, c’est douze habitants et quatre-vingt-trois moutons. Je vais mourir de faim. Quelques milliers d’heures après, je retrouve la civilisation. Et ô miracle. Un restaurant. Qui fait des works burgers. What is it ? It’s a burger with bacon and… OK. De toutes façons j’suis à deux doigts (tu veux pas un burger, avant ?) de bouffer le ketchup à même la bouteille, là.

Après avoir pris des forces – et 12 kgs – j’ai suivi la route des crètes pour arriver au pied de St Paul’s rock, le rock que tu escalades et qui t’offre une vue à te rouler par terre tellement c’est fou – et tellement t’es naze d’avoir voulu monter en courant -.

C’est le genre d’endroit où tu te poses pour admirer les paysages et où te dis que t’as vraiment une vie de merde. Nan, sérieux, c’est pas facile, il y avait trop de sel sur mes frites.

Un des nombreux défauts de ce pays, aussi nul qu’il soit, c’est qu’il n’y a pas d’autoroutes. Ce qui veut dire pas d’aires de repos ! C’est atroce, j’ai été forcée de m’arrêter à Taupo Bay pour faire une sieste sur le sable brûlant, même pas le bruit des voitures pour te bercer, il y a juste ce bruit incessant des vagues qui n’arrivent pas à se décider. Je viens, je repars, je reviens, je sais pas, je repars, je reviens. C’est pas très malin une vague.

Australians, yacht, wine and barbecue

La fin d’un séjour, c’est comme en colonie de vacances.  Tu sais, quand le dernier soir, tu tombes amoureux du p’tit blond après avoir dansé un slow sur Hélène Ségara pendant la boum. Le dernier jour, c’est souvent le meilleur. Tellement que t’as plus du tout envie de partir.

Le dernier jour avec Blair, Bronwyn & co c’était exactement ça. Finir de préparer la villa avant l’arrivée des guests. Remplacer la pause café par une pause piscine à débordement – vue sur l’océan. Rentrer du « travail« . Être accueillie par Logan & Hamish qui me sautent dans les bras. Direction trampoline. Apprendre l’expression piggyback. Se faire belle pour la première fois depuis un mois. Partir pour la villa en évitant d’écraser les moutons qui viennent de s’enfuir (ce qui n’est absolument pas de ma faute – cette fois). Boire du vin aussi bon que celui que tu n’as jamais bu, manger pour quatre, rencontrer des marins australiens, tenter de négocier pour partir avec eux le mois prochain en Alaska, critiquer la Belgique pendant que les Australiens critiquent les kiwis, boire trop, admirer le yacht au milieu de l’océan. Finalement trouver un poste pour travailler sur une régate à Auckland dans quelques semaines. Tomber comme une masse.

The sheep day

Vous avez déjà vu des moutons jouer à saute-mouton ?

Quand Blair est venu me réveiller en me disant que le voisin avait besoin d’aide pour s’occuper des moutons, j’ai explosé de rire. Really ? J’enfile mes bottes de cow-boy et c’est parti.

J’ai compté, trié, rangé, effrayé, porté et re-compté les moutons. J’ai appris à faire du quad dans les collines. J’ai bu douze cafés et parlé agriculture pendant des heures (ne me demandez pas comment). Après cette journée de dure labeur, Papi m’assure que je reviens quand je veux ici, je suis chez moi. Et insiste pour contribuer au financement de ce voyage.