Un été à Hong Kong? Même pas chaud.

Cet été, il y a eu du sable, des cocktails et des escapades. Beaucoup de découvertes, et peu de temps pour vous en parler. Il y a cette nuit où on a nagé avec des poissons fluorescents. Et les hordes d’araignées. La Junk boat party, la balade sur l’île de Peng Chau et celle où on a vu la Chine, oh et le jour où on a essayé le longboard. Grand moment. Il faut que je vous raconte.

Résumé des épisodes précédents.

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lesplages
Pour ceux qui ont suivi, cet été, on a eu chaud. Dans le genre, 35°, 90% d’humidité, 7/24. Pour contrer à ce léger inconfort, il y a plusieurs solutions: le déshumidificateur, les green coconuts, un billet d’avion pour l’Antartique et les plages.

Puisqu’on a utilisé toutes nos vacances pour aller manger des sushis, on oublie les pingouins et on opte pour le reste.

Hong Kong regorge de surprises. A commencer par Peng Chau, petite île à quelques minutes au large de Lantau Island, où l’on a l’impression d’être perdu loin de tout, on y fait du vélo, on y croque du poisson séché et on visite le village. Et puis il y a Tung Ping Chau, là il faut être motivé, et se lever tôt pour un interminable trajet un bateau jusqu’à la frontière chinoise –ou presque-. L’île est calme, l’eau est transparente et le sable fin… Un vrai coin de paradis, si on fait abstraction des petits poissons qui viennent nous picoter la peau. Les coquins.

La découverte qui détrône toutes les autres, c’est de loin Tai Long Wan. Un morceau de paradis dans les eaux de Sai Kung –notre Thaïlande à nous-. En une courte balade sous un soleil de plomb, nous arrivons à un joli petit bout de plage. Bateaux, sable fin, paillotes… Quinze minutes plus tard, nous sommes au pied d’une belle cascade turquoise, où l’on peut sauter, se rafraîchir vraiment et s’offrir un massage cascade-sur-la-tête. Nous continuons le chemin au soleil couchant, pour arriver sur une plage immense, où l’on loue quelques tentes, on fait un feu de bois avec des marshmallows et on joue de la guitare cheveux au vent –Bon. Il n’y avait ni guitare ni marshmallows, mais des bières et des bouses de vaches pour allumer le feu.-. La baignade de nuit est fantastique : l’eau regorge de petits poissons fluorescents qui s’éclairent au contact de la peau, on se prend pour Pocahontas et on danse avec les lucioles.

Peng Chau, Lantau Island
Ferry, Central Pier 6, Hong Kong Island

Tung Ping Chau, Outlying Islands
MTR East Rail Station University, marcher 15 minutes jusque Ma Liu Shui Pier, prendre le Ferry.

Tai Long Wan, Sai Kung, New Territories
MTR Diamond Hill Station, Exit C2, bus 92 jusque Sai Kung bus terminus. Taxi devant le McDonald’s à Sai Kung Town ou minibus NR29 jusque Sai Wan Pavilion.

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longboard
On ne se contente pas de se la couler douce, à Hong Kong, on essaie des choses –et pas que des plages-. Le mois dernier, mon cher et tendre m’a embarquée dans une session de longboard entre mecs. J’ai réussi à motiver une autre blonde, ‘paraît que l’union fait la force. Nous voilà arnachées de nos casques, coudières et gants de jardinage, à l’assaut des belles routes de Lantau –Oui, enfin, d’une route. Ok, de 100m. Oui, bon 50.-. On y va pour le fun, avec un bouquin dans le sac en prévision d’une session bronzette dans l’herbe pour combler l’ennui pendant que les mecs jouent.

Que neni! On passera l’après-midi à se régaler sur nos planches à roulettes, à s’imaginer vivre en Australie et aller chercher le pain en longboard, et à manquer de chuter tous les trois mètres. Gros délire. A refaire absolument.

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piscine
Au top de la #todolist depuis des mois, nous avons enfin organisé une excursion jusqu’à la superbe Infinity Pool de Man Cheung Po.

Pour cela il faut se lever tôt, enchaîner bus et métro, puis s’engager dans une randonnée très trop exotique à travers la jungle Hong Kongaise. Oui, trop. Enfin, tout dépend de votre amour pour les araignées noires et jaunes à tendance flippante –vous connaissez le mien-. Cette piscine naturelle se mérite, puisque pendant deux heures de randonnées, c’est des centaines d’araignées que l’on croise, à notre droite dans les arbres, au-dessus de notre tête, oh et à gauche aussi, coucou…

Heureusement, une fois dans l’eau fraîche, on oublie vite Maétika et ses copines. L’endroit est sublime, c’est un réservoir en hauteur dans les montagnes, qui nous offre une bel effet à piscine à débordement naturelle ainsi que de grandes cascades. On est à des lumières de l’agitation de Wan Chai, il fait bon, on respire.

Tellement bon que j’y retournerai bien. Malgré l’épreuve Maétika. C’est pour dire.

Man Cheung Po’s Infinity Pool, Tai Po, Lantau Island
MTR Station Tung Chung, bus 11 from Tung Chung to Tai O.

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lesoirees
Cet été, c’était aussi des rencontres. Alors forcément, histoire de briser la glace… Quelques Caïpirinhas. Nous avons découvert de nouveaux rooftops, tous aussi impressionnants les uns que les autres. J’ai vu LKF et Lockart Rd comme jamais depuis que j’ai découvert les Ladies Night -très trouble-. Et j’ai enfin découvert ce dont tout le monde parle de l’apparition du soleil jusqu’à l’arrivée de l’automne… Les Junk Boat Parties. C’est très simple, tu prends un bateau, des dizaines de personnes, cinq fois plus de bières, de fromage, pain, cakes et autres gourmandises et tu files à Clearwater Bay pour une journée à picoler au soleil. Difficile d’avoir un jardin pour organiser des barbec’ à Hong Kong, alors on se débrouille comme on peut. Ça me va.

Oh, et comment vous parler des soirées de l’été sans citer le Nitro Circus show à Macau?! Et pas n’importe où, au casino Venetian. Le vrai, le grand, le sur-fake. Un vrai spectacle ! Même pour les gonzesses qui ne sont ni tatouées ni camionneuses. Si, si. Même que maintenant, je sais même qui c’est, Travis Pastrana.

Non, elle ne rentrera PAS au bout d’un mois.

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Ça fait un moment qu’on l’a compris, je crois. Non, elle ne rentrera pas au bout d’un mois. Fin du suspense. Ce blog, c’est 229 articles, 889 commentaires dont 880 de papa et maman et sept destinations. C’est aussi de belles rencontres entre geekettes. Beaucoup de découvertes, quelques déceptions, trop de muffins et quelques kilomètres de bonheur.

Depuis que je suis arrivée à Hong Kong, les projets se sont multipliés et le temps s’est accéléré. Mes posts sont de moins en moins fréquents. Oh, vous me voyez venir, hein?

C’est pas toi, c’est moi. Je change. La vie change.

Je passerai toujours vous faire un petit coucou pour vous raconter le jour où j’ai copiné avec un éléphant ou celui où j’ai rencontré un yéti. Suite aux menaces de dés-héritage de ma famille et à la prise d’otage du chien en menace, non, je ne fermerai pas ce blog. Il y aura toujours quelques posts en français. Mais maintenant, c’est par ici que ça se passe.

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Pourquoi un nouveau blog, tu me diras? Parce qu’en voyageant, tu rencontres des gens géniaux. En rentrant de mon trip, je vous raconte tout ça, mais les principaux concernés ne peuvent pas lire le français. Parce que ma pile de carnets de voyage n’a de cesse de grandir et qu’il serait temps de dépoussiérer tout ça et de ressortir mes illustrations. Parce qu’écrire en anglais, même avec trois fautes par mot, c’est un bon exercice. Et parce que Rentrera-t-elle est mignon, mais c’est un sacré bordel, il serait bon de refaire ça dans les règles de l’art. Organisé. Utile. Informatif. Propre. Avec des vrais morceaux de voyage à l’intérieur.

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Double Yay!

Lifeissogood
Ça fait combien de temps que je ne vous ai pas parlé des derniers Dim Sum que j’ai goûté ou du dernier temple taoïste visité? Waow. Ça va, vous? Ici je ne vous cache pas que c’est un peu la folie furieuse.

Pour la faire courte, il y a une amie d’enfance qui a débarqué, un nouveau blog qui mijote –tic tac tic tac-, un nouveau boulot que je m’apprête déjà à quitter, les premières publications de mes illustrations, beaucoup de travail (=du voyage! -CQFD, travail=$$$=fffiouuu (l’avion qui décolle)). Il y a aussi eu une fête sur un bateau, du squash, du yoga dans un parc, des litres de pluie, de la soupe aux pousses de bambous, des méduses, un coup de soleil sur le nez, du bubble tea, des rencontres entre blogueuses, des pandas et des plans sur la comète. La routine. Avec tout ça j’en oublie de dormir. Ce qui me donne un joli teint geek + containers valises sous les yeux. J’adore.

Bientôt, je vous raconterai tout ça.

 

C’est sans doute l’un des articles les plus inutiles de ce blog.
“Coucou, j’ai pas le temps d’écrire. Bisous ».

Les découvertes du mois

La vie à HK suit son court, les journées ne contiennent pas assez d’heures pour faire tout ce que nous aimerions, mais les dernières semaines nous ont tout de même offert de belles découvertes.

BoutdeChine
Nous l’avions aperçu dans le bus, de retour de randonnée il y a quelques mois, nous avons enfin pris le temps de découvrir Chi Lin Nunnery et Nan Lian Garden, un large complexe Bouddhiste situé au nord de Kowloon.

Les magnifiques jardins entourent le petit temple doré perché au milieu de l’eau. A quelques minutes de la ville chaotique et bruyante, c’est un véritable havre de paix qui s’offre à nous. Les bonsaïs, pour certains âgés de plusieurs centaines d’années, sont superbes. Ici, peu de touristes, un endroit plus que paisible pour un dimanche. L’arrosage au brumisateur donne une ambiance mystique au décor, ajoutez-y une petite musique chinoise, et vous aurez l’impression d’être perdu dans un petit village au fin fond de la Chine.

Le temple possède son restaurant végétarien, où nous goûterons le tofu qui changera nos préjugés le-tofu-ça-sert-à-rien-ça-a-pas-de-goût à tout jamais. Oui, le tofu peut être délicieux. Si, si. Essayez, vous verrez. C’est notre voisine de table Hong-Kongaise qui a insisté pour nous faire goûter son plat en voyant nos têtes curieuses. Merci Madame, on se couchera moins con ce soir.

Chi Lin Nunnery:5 Chi Lin Drive, Diamond Hill, Kowloon
Nan Lian Garden:60 Fung Tak Road, Diamond Hill, Kowloon

MTR Station Diamond Hill sortie C2

Notre coup de coeur du mois restera Stanley. Je n’arrive pas à croire que nous ayons passé cinq mois à Hong Kong sans connaître cet endroit. Stanley, c’est la French Riviera à Hong Kong. Terrasses de cafés, bars bondés le soir avec coucher de soleil sur l’eau, défilé de bateaux au loin, marché immense et plein de trésors et, à deux pas de là, il y a Jim.

Jim, c’est l’instructeur de wake-board/pilote de bateau qui nous a emmené sur l’eau pour une après-midi paradisiaque. Faire du wake-board avec une eau superbe et un ciel bleu splendide, c’est une chose, mais se dire en même temps que Wahou, on est à Hong Kong!, ça ajoute quelque chose. Le-dit Jim a un humour incroyable, est tout bronzé et super-sympa, il nous rappelle étrangement notre ami prof de surf Balinais à Kuta… Take it easy!

A jouer dans les vagues pendant que les copains boivent des binouzes à l’arrière du bateau en me coachant, j’en reviens pas d’être à HK, dans ce secret spot incroyable. On va de surprise en surprise, et les découvertes sont sans fin.

La remise en jambes me vaudra quelques jours de crampes aux bras, mais wahou, le jeu en vaut la chandelle. A refaire. Nous avons trouvé l’antidote à la chaleur étouffante de la ville, nous sommes sau-vés.

ThePeak
C’est honteux. Hon-teux. Cinq mois à Hong Kong et pas un seul coucher de soleil depuis le Peak? Nous sommes pourtant pleins de bonnes intentions et de faux espoirs. Mais la pluie nous ayant accompagné pendant plus de quarante jours sans répit, nous avons fait quelques essais ratés –terminés au sommet sous une pluie torrentielle-. La troisième fois était la bonne.

On m’avait parlé de la Symphony of Light, ce spectacle son et lumière qui a lieu tous les soirs. On m’avait prévenu, ce n’est rien d’incroyable. Depuis le Peak, nous pouvons observer un compte à rebours sur une des tours de Kowloon. Et le spectacle commence… A vrai dire, heureusement qu’il y a un compte à rebours, ça nous permet de réaliser qu’il y a un spectacle. On ne voit pas grand chose, si ce n’est quelques néons qui clignotent au loin. Mais il a été créé pour être admiré depuis Tsim Sha Tsui, je ne perds pas espoir. Nous irons observer ça comme il se doit –on est dé-bor-dés-.

Peu importe, pas besoin de show pour que admirer la ville. Le coucher de soleil est absolument stupéfiant, on peut voir la lumière descendre et les buildings s’illuminer petit à petit, pendant que les moustiques viennent dévorer les touristes omnibulés par cette vue mythique. Même pas mal. Sublimissime.

Symphony of Lights : spectacle tous les soirs à 20h depuis TST

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Après ce spectacle magnifique, nous poursuivons avec une vue tout aussi belle depuis la célèbre Bank of China. En effet, l’étage 43 est réservé aux touristes désireux d’entre prendre plein la vue.

Une fois de plus, nous ne serons pas déçus. Depuis que la pluie a cessé le ciel est d’un bleu incroyable –et rarissime!-, nous n’avions pas vu ça depuis des mois. C’est superbe, nous pouvons observer Kowloon et, au loin, les montagnes qui grouillent de pythons –je ne vous ai pas dit? C’est de la folie ici, ils ont retrouvé des pythons de 5 mètres en pleine ville. On AIME l’été! Eux aussi.-.

tropbelle
Next on the list pour les vues à couper le souffle, le bar le plus haut du monde, le Ozone Bar, et la vue depuis l’étage 58 de la tour de Batman –elle doit sûrement avoir un autre nom, il faudrait que je me renseigne, ça fait vraiment pas sérieux-. A suivre.

En attendant, nous en prenons plein la tronche à deux pas de chez nous –et tombons amoureux de Hong Kong, encore plus si c’est possible-.

Les vadrouilles du mois se terminent sur deux jolis temples dans les Nouveaux Territoires. Il s’agit de Miu Fat Monastery et Ching Chung Temple. Le premier sera un peu décevant, peut-être un peu trop moderne, et surtout au bord d’une route très bruyante. Quant à Ching Chung, avec un nom pareil, on ne peut que l’aimer!

Après une heure de transports et vingt minutes de marche en plein cagnard, il n’avait plutôt pas intérêt à me décevoir, le p’tit Chingchung.

chingchung
Coup de chance, le lieu est désertique, d’un calme religieux, la lumière superbe et le petit jardin ombragé tombe à pic. Un festival du bonsaï a été tenu ici il y a quelques semaines, et il y a de jolis restes. De véritables sculptures artistiques, ces minis-arbres sont magnifiques. Je suis scotchée par ce travail remarquable.

Au loin, les montagnes, wahou, quel bonheur, pas un building en vue –enfin, ça dépend où on se place, il faut y mettre un peu de bonne volonté-, on est en pleine campagne ou presque. Certes, c’est au bout du monde*, mais si vous avez enfin de fuir la ville, c’est tout simplement parfait.

*Il faut dire, depuis qu’on habite à Wan Chai, je suis habituée à un temps maximum dans les transports de 20 minutes. Au delà, il faut vraiment que ça vaille la peine.

Ching Chung Temple: Tsing Chung Path, Tsing Chung Koon Road, Tuen Mun, New Territories

Le jour où j’ai croqué du chat

Meow
Pourquoi attendre mon séjour à Tokyo pour me faire mon premier Cat Café quand je peux le faire à Hong Kong ? –quand on vous dit qu’il y a TOUT ici-. C’est accompagnée de ma cop’s chat-natique que je débarque au Meow Cat Café. Le concept ? Vous l’aurez deviné, il s’agit de chats. A croquer, à câliner, à taquiner, à boire… Il y a du chat partout ici –même un poil du gros gris coincé dans mon cookie, mmh-.

La clientèle est principalement féminine, asiate et atteinte du syndrome ohhh-kitty-kitty-kitty. Au menu: Cat cookies, Cat marshmallow, Cat pizza, Cat toasts et Cat chocolats. Les chats sont racés, plus doux que dans la pub Soupline, gras, petits, vieux, beaux, stones, kamikazes, timides. Aux murs, guirlandes de chats en photos et masques de chats, derrière le comptoir, sucettes patte-de-chat, bonbons, biscuits et figurines chats et jouets pour chats. Il y a de tout, mais malheureusement pas de chats en take-away.

J’attends impatiemment l’ouverture d’un Koala Café.

Ah Meow Cat Café
Level 3, 2-6 Foo Ming St.
Po Ming Building
Causeway Bay

Notre balade sur dos de dragon

The_Dragons_Back
Le lundi matin, ça craint. Sauf quand tu commences la journée sur une crête entourée d’eau turquoise, de plages à tomber et de petits bateaux.

La Dragon’s Back c’est LA randonnée la plus connue de Hong Kong, celle que tous les touristes font, parce qu’elle est 1: magnifique 2: facile d’accès et 3: easy. Elle a même été élue plus belle randonnée urbaine d’Asie. Oui.

Bilan après vérification des dires. Magnifique ? Well. L’eau est superbe, nous apercevons au loin Shek O et son terrain de golf qui donne sur la mer et me rappelle celui de Bonifacio. Le chemin est haut perché et se termine sur un joli sentier à l’ombre. Nous finissons sur Big Wave Bay, plage désertique en semaine, surf, eau délicieuse et restaurant les pieds dans le sable, qui nous rappelle nos week-ends à Bali. Facile d’accès ? Porte à porte, il nous a fallu à peine plus d’une demi-heure pour être au pied du sentier –j’adore cette ville-. Easy ? Si on oublie la chaleur pesante, oui ! N’oubliez pas de prendre de l’eau, autrement vous finirez par boire l’eau de la rivière –mais non ça ne m’est jamais arrivé– ! L’été est bel et bien là et ça se sent. Il fait chaud, certes, mais la mer nous tend les bras, c’est tout simplement parfait.

La Dragon’s Back, c’est les vacances à deux pas de la maison.

Dragon’s back
Bus n°9 de Shau Kei Wan à To Tei Wan
Kms : approx 10kms
Ne pas oublier : eau + maillot de bain

Des piafs et des poissons

MongKoks_Markets
Ça fait un moment que je voulais y aller, sans grande conviction, simplement parce que c’est un must à HK, si, même que c’est le guide qui l’a dit. Enfin, des piafs, ça reste des piafs, non ? Que neni. Belle surprise en arrivant au Bird Market.

Ça piaille à n’en plus pouvoir, ça chante, ça vole, c’est une véritable cacophonie, et les plumes ne cessent de voler. Chut ! Wahou, mais on est où, là ?

Si un oiseau tu cherches, ton bonheur tu trouveras. Il y a du petit, du gros, du coloré, du noir et blanc, du gentil et du méchant. On ne sait plus où donner de la tête. Les perroquets se la racontent grave sur leurs perchoirs pendant que les petits se font nourrir par de vieux monsieurs à l’aide de baguettes chinoises.

J’imaginais un joli piège à touristes, mais il y a beaucoup de locaux, des petites filles qui sortent avec leur cage et leur petit oiseau, des enfants qui viennent les nourrir et tous ces papis qui ont un perroquet sur l’épaule.

Si vous êtes de passage à Mong Kok, ce serait dommage de ne pas faire le détour.

The Bird Market
Yuen Po Street
MTR: Prince Edward
Hours : 7am to 6pm

Après avoir risqué douze fois de choper la grippe aviaire et traversé le joli marché aux fleurs, j’atterris sur le ridiculement-petit-mais-marrant marché aux poissons.

On m’avait prévenue: « ce n’est pas un marché, c’est trois magasins qui se courent après ». Oui. Bon. Ce n’est pas totalement faux. Perde une heure d’une court halte pour ça, ce serait dommage. C’est là l’avantage de vivre à Hong Kong, on peut saisir la beauté subtile des visites inutiles.

Des centaines de poissons de toutes les couleurs, formes et tailles, prêts à être vendus, dans leurs petits sacs transparents. Il y a même la blonde décolorée version poisson. Oui, j’entends pas là… le poisson fluo. Après tout, à HK, c’est LA tendance, tout le monde porte du fluo pour la saison. Pourquoi les poissons devraient-ils être has-been ?

Non, je ne rentrerai à la maison ni avec un perroquet bleu, ni avec un poisson jaune. Je l’ai déjà dit: c’est un koala ou rien.

The Goldfish Market
Tung Choi Street North 
MTR: Prince Edward / Mong Kok
Hours : 7am to 6pm

Hong Kong, pas comme vous l’imaginez

The_Old_WanChai
C’est toujours comme ça, tu en vois toujours dix fois plus en voyage que dans ton quotidien. Pour preuve, je connais mieux les must de la Nouvelle Zélande que ceux de la France. Pas question de rester inculte sur notre quartier.

Cette semaine, après avoir été porté disparu durant plus de cinq jours, nous avons retrouvé le soleil qui nous a tant manqué. J’ai sauté sur l’occasion pour user un peu notre Lonely Planet, à la découverte de Wan Chai. The Old Wan Chai’s Forgotten Streets.

Ce qu’il y a de magique ici, c’est qu’on a de cesse de découvrir de nouvelles merveilles. C’est comme ça que j’ai enfin découvert la House of Stories, vestige de l’histoire Hong Kongaise transformée en centre culturel et artistique. Ainsi qu’une magnifique maison hantée perchée sur les hauteurs –pas de fantômes, grosse déception-.

A deux pas se cache le Pak Tai Temple, le plus grand temple taoïste de l’île. Il a été construit en 1863, en honneur au Dieu de la mer, Pak Tai. Pour ceux qui refusent de se contenter de l’image buildings de verre et restaurants branchés de HK, je vous recommande vivement cette visite. Le temple est très peu fréquentée. Je suis donc seule en compagnie de centaines de Bouddhas et autres énergumènes. Et là, à cinq minutes à pieds de chez moi, j’ai l’impression d’être au bout du monde.

La discussion avec le petit garde qui ne parle pas un mot d’anglais mais insiste pour me faire la conversation, l’encens qui embaume le lieu, les religieux qui passent brûler quelques bâtons en silence, les oiseaux qui chantent, dehors et ces arbres immenses qui entourent le portail.

C’est ça, la routine, à Hong Kong ?

Quand les heures passent comme des secondes

whatsgoingon
Il y a beaucoup de choses que nous avions prévu de faire avant l’arrivée des beaux jours. Seulement voilà, nous avons beau adorer Hong Kong, cette ville nous pose un gros problème : les heures passent comme des secondes ici, et les mois comme des semaines. Le temps file à une allure incroyable. Les rencontres et les projets s’enchaînent, les jours défilent et voici Mai qui pointe déjà le bout de son nez.

A trop vous raconter nos mésaventures Australiennes en long et en large, j’en ai oublié de vous compter nos déboires Hong Kongais. Retour sur un mois de folies.

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Sevens
Trop occupée à câliner les koalas, je n’ai pas eu le temps de me battre pour obtenir des places pour les matchs. Nous nous sommes donc contentés de la version beach, le 5s et de supporter les Bleus* depuis l’Irish pub du coin.

Pour les incultes qui comme nous, découvrent cet événement seulement maintenant, le Sevens, c’est un tournoi de rugby à sept organisé à Hong Kong. Ça, c’est la version officielle. En réalité, le Sevens, c’est surtout l’occasion de se déguiser et de faire la fête comme jamais. Nous avons découvert LKF comme jamais, nous avons croisé un jambon qui marche, Buzz l’Eclair et beaucoup de fées poilues aux corps de rugbymen.

Le 5s, c’est la version alternative, matchs de rugby dans le sable à Repulse Bay, cocktails parfum vacances et pique-nique sur la plage. Autant dire qu’après trois semaines sur les routes Australiennes, le retour à la réalité n’est pas trop violent.

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LesRandos
Nous n’avons pas perdu le rythme, les découvertes continuent.

Nous avons enfin mis les pieds sur la superbe plage de Sai Kung, rencontré une népalaise anciennement guide dans l’Himalaya**, j’ai vu passer un serpent vert*** à quelques centimètres de mes pieds, nous avons frôlé la frontière chinoise, traversé des villages typiques incroyables, rencontré des autrichiens, américains, anglais, australiens, pris des coups de soleil, croisé de véritables tempêtes de pluie tropicales, couru dans les flaques et bu des bières dans des bars où personne ne parle un mot d’anglais.

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Soho
De loin le coup de coeur du mois. Quel bonheur, quand des interviews nous amènent à découvrir de beaux quartiers –ça change des entretiens à St Denis-. Si le mois d’Avril a été chargé professionnellement, ça ne m’a pas empêché de continuer mes escapades, loin de là.

Certes, courir dans les rues de Soho en talons, mon portfolio à la main n’est peut-être pas la meilleure façon de découvrir le quartier, mais ça m’a suffit pour tomber sous son charme.

Nous y sommes retournés pour en découvrir de superbes cafés, boutiques, ruelles, parcs, marchés. C’est comme un petit Wan Chai, de l’autre côté de l’île. Rien à voir avec le côté busy de Hong Kong, ici on entend les klaxons oiseaux, on prend le soleil en terrasse et on bouquine au zoo. Superbe. On adore.

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NewYork
Si tu ne peux pas aller à New York, New York vient à toi, à Hong Kong. Hollywood voit les choses en grand pour la sortie de Spider-Man 2. Ledit superhéros s’est installés sur la baie de Tsim Sha Tsui, jouant avec un pauvre taxi new-yorkais. On s’y croirait ! Ça donnerait presque envie d’aller voir le film à New York, tout ça. C’est vrai, ça fait déjà cinq ans. Il serait temps.

Les photographes à l’Ipad affluent autour du pauvre Spiderman, la foule est omniprésente depuis son installation. En voyant ça, nous sommes d’autant plus heureux de vivre à Wan Chai qui nous semble si calme en comparaison.

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ManMoTempleMan Mo Temple, c’est un temple dédié au dieu de la littérature. Un des must-do à Hong Kong si l’on en croit les guides. D’extérieur, il ne paie pas de mine –la terrasse du café d’à côté donne nettement plus envie-, mais une fois entré dans l’enceinte du temple, c’est tout autre chose. Des centaines de spirales d’encens accrochés au plafond, des lampes et des écritures religieuses partout, des autels, des prières, et ce calme.

C’est fascinant de trouver ce lieu de culte si paisible dans un des quartiers branchés de la ville, qui grouille de restaurants et shops si hypes.

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BestDimSumEverIl ne faudrait pas perdre la main, expat ou pas, toujours rester touriste dans sa tête. C’est en ressortant le guide que nous avons listé nos « must try« . Nous commencerons par l’un des meilleurs restaurants à Dim Sum de Hong Kong, One Dim Sum.

Nous y amenons un couple d’amis Brésiliens plutôt frileux à l’idée de déguster ces bouchées gluantes. Nous sommes fans, pas difficile de les convaincre. Lorsque les plats arrivent, nos amis passent de frileux à effrayés. Une fois passé l’aspect étrange –mais non ils sont trop mignons!-, tout le monde se régale. Une véritable orgie de Dim Sum, à tous les goûts, nous testons même les sucrés –on avait pourtant dit qu’on arrêtait-, un délice.

L’addition viendra ajouter de la saveur à notre festin. Dix-huit euros pour quatre personnes. On aime ce restaurant. Tellement que nous y retournerons le lendemain.

*Match Scotland/France. Le pub est en délire à chaque point marqué par les Ecossais. On se fait écraser comme jamais. Allez, on fini la bière et on s’en va. Discrètement.
**C’est comme ça que le trek au Népal est passé en haut de la bucketlist.
***Méchant. Très méchant.

La vie d’expat : Episode 1

Photodefamille
Depuis que je suis montée dans cet avion, nos repas de famille ont commencé à ressembler à ça.

La vie d’expat, c’est quelque chose de particulier. Cela fait deux ans que ma famille et moi nous livrons à de belles battles de photos –cocktails sur la plage VS planche de fromage à la maison– . Innovation 2014, après des années de pression au fromage, mon frère est passé au chantage au coulis de framboise*. Je me suis dit que ça valait bien un article.

Pas de chance, à la maison, je n’ai pas laissé qu’une bande de sadiques fromageophiles, non. Ç’aurait été plus simple si ce n’était que ça, mais nous sommes devenus toute un tribu au fil des ans, passant de trois merdeux à huit –c’est ça, on vieillit, on pond des bébés, on adopte des koalas, on se marie et on ramène des +1-. Tribu fervente des week-ends à tester les nouveaux cocktails du bar du soleil et les toasts de la saison.

[vimeo 92442761 w=600&h=380]

Alors vivre loin de ceux que tu aimes, ça peut être difficile parfois –surtout le moment du plateau de fromage-, mais bordel, les retrouvailles**. Wahou. Après huit longs mois pas-tout-roses en Indonésie, j’ai retrouvé mes meilleurs amis à l’aéroport, béret, marinière et baguette sous le bras –je tiens à préciser qu’ils sont belges***!– et, un TGV plus tard, je retrouvais ma famille à la gare, mon père en sarong-tee-shirt Bintang et mes nièces avec un panneau Welcome géant.

Et ça, cet exact moment, ça vaut tout l’or du monde.

*C’est Pâques aujourd’hui… J’attends mon chantage au chocolat.
**Bon… Forcément, les séparations sont aussi intenses.
***Oui oui… Le même belge qu’en Australie.