New Zealand, here we go

Readyforboarding
Après six mois à rêver, hésiter, économiser, organiser, s’impatienter, un matin on se réveille et on y est. Une 206 chargée de deux gros sacs à dos, de mon excitation et d’un peu d’appréhension. Paris s’éveille, nous aussi. Terminal 1, il semblerait qu’on y soit enfin.

Tourner en rond, enregistrer ses bagages, faire des jaloux, leur dire au-revoir et les laisser là pour monter à la salle d’embarquement. Et là, un couloir sans fin, un tapis roulant, et toi, toute seule, avec le sac à dos de tes années collèges sur le dos et dans ta tête un milliard de questions sans réponses. C’est marrant cette sensation. C’est comme ça que tu te retrouves le sourire aux lèvres avec les yeux qui pleurent –c’est pas moi c’est mes yeux-.

Ensuite le temps s’arrête. Paris-Singapour c’est les premières rencontres, une autre Marie qui elle va en Australie, une cambodgienne qui ne cesse de répéter « Plofitez, plofitez » et qui prie pendant l’atterrissage, un nombre de plateaux repas incalculable, des nouilles au poulet au petit déj’, des turbulences et la cambodgienne qui prie encore, des hôtesses de l’air splendides en tenues traditionnelles, un français qui vit à Melbourne depuis deux ans et l’intégrale des Pink Floyd. Puis Singapour. Il est tôt, l’aéroport est désert et magnifique. Une moquette moelleuse, une musique de fond qui va parfaitement avec le moment, des plantes partout, des papillons. Embarquement pour Auckland. Ça y est, c’est écrit. La fatigue commence à se sentir. C’est comme ça que je m’endors en salle d’embarquement et que je manque de rater ma correspondance. Arrivée dans l’avion je n’ai pas cessé de dormir. D’un sommeil profond apparemment puisque le monsieur assis au hublot n’arrivait pas à me faire bouger pour regagner sa place.

Après 6 mois d’attente. 24h de vol. Auckland. La douane. Le passeport. Et Elisabeth & Dennis qui m’accueillent avec le sourire.

Publicités

Départ dans un mois.

31DAYS
Toujours pas de parka, toujours pas vendu mes meubles, toujours pas au point sur mon anglais, toujours pas de contacts sur place, pourquoi je pars, pourquoi mais POURQUOI ? Ici je suis bien, j’ai un lit avec pleins d’oreillers dessus, des colocataires qui ne laissent pas traîner leurs chaussettes partout, un mec qui sait cuisiner, un appartement au bord du canal et assez d’économies pour la plus grosse séance de shopping de ma vie. En plus, il n’y aura même pas de métro en Nouvelle Zélande. Et le p’tit « tulu » du Pass Navigo tous les matins, et le mec douteux qui se colle à toi pour passer sans payer, et la bonne humeur des gens pendant les heures de pointes ?

Après 6 mois à faire des listes et à manger des pâtes, il semblerait qu’on y soit. Le temps de faire cinq pots de départs, pleurer sous la pluie, se dire qu’on ne s’oubliera jamais –jamais, jamais, jamais– et on y sera.

Mardi 10 janvier, 11 :00, Paris CDG. Pshiiiiiiiiiiiouh.