Mise en garde – Arnaqueuse professionnelle

Vahimeri

Petite parenthèse dans mes découvertes pour vous mettre en garde contre Vahimeri Desgeorges, ou Luna, qui sévit en Indonésie comme arnaqueuse spécialisée dans les voyageurs et les expatriés.

Elle fait le tour des forums et sites de voyages pour se faire des contacts et ferrer ses futures victimes. Sites francophones et anglophones.

Elle se dit surfeuse, ingénieure et tahitienne mais il semblerait qu’elle ne soit rien de tout cela. Vahimeri est une fille tres intelligente et séduisante, et qui sait parfaitement inventer toutes sortes d’histoires parfaitement vraisemblables mais tout aussi fausses.

Son mode de fonctionnement, mettre la main sur votre CB ou votre porte-monnaie. De plus, elle revend des billets d’avions à des prix très attractifs, qui sont en réalité payés avec des CB hackées. Elle propose aux voyageurs de partager l’hôtel et file sans payer au moment de payer la note. Elle se prétend amie avec les voyageurs pour s’en rapprocher plus facilement et pouvoir profiter de leurs faiblesses.

Si vous entrez en contact avec elle, éloignez-vous en tant que possible. S’il est trop tard, faites opposition à votre CB. Elle n’a aucune pitié et a allégé une de ses « amies » de plus de 3000€ (sur des sites internet ou seules les infos de la carte suffisent).

C’est elle qui m’a fait découvrir quelques merveilles de SPAS et de restaurants à Jakarta. A vrai dire, c’était une amie proche sur la capitale, autant dire que je tombe des nues. Elle a disparu depuis que nous avons découvert son vrai visage.

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Gili Gili Gili

Après un beau trajet en bateau, notre Lombok Ferrari nous dépose devant notre cottage, au cœur d’une forêt de palmiers, à Gili Air. Les plages sont toujours aussi sublimes ici.

Les journées commencent par un tour de l’île pendant que le soleil se lève et que les touristes sommeillent encore. Le Rinjani, en face, me ramène quelques mois plus tôt, les yeux qui brillent d’émotion au sommet. Nous passons la journée dans l’eau, à discuter avec tortues et poissons, pendant que d’autres se font dorer la pilule sur le pont du bateau.

Les soirées sont douces, sur fond de mojitos, reggae et paillotes en bambou.

Pour en revenir au soleil, il est si beau vu d’ici que tout le monde l’applaudit quand il se couche derrière Trawangan.

White sand & coconut juices

KutaLomboksunset

Après un séjour convalescence post-Rinjani parfait, nous quittons Sumbawa pour un autre coin de paradis. Le soleil se couche quand nous arrivons à Kuta Lombok. On retrouve enfin ce dont on rêvait au sommet, une chambre sans cafards ni geckos, une piscine, des cocktails à gogo et, pour la liberté, un scooter. Elle est simple, la recette du bonheur.

On fête notre arrivée à Kuta en invitant Marty & Rhonda dans leur restaurant favori, le Bule Warung. Wahou ! Premier bon mojito de l’année, tapas à tomber, et le poisson, ah le poisson… Parmi les meilleures découvertes culinaires d’Indonésie.

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Le lendemain, le temps d’un café imbuvable et on file sur la route, direction plages de rêve. L’eau est sublime, le jus de Coconut frais sur le sable inoubliable, et le lunch avec la plus belle vue du monde et des amis formidables, fantastique.

On enchaîne avec un autre spot incroyable, notre QG pour les vacances et de loin mon favori : Mawi. Le chemin pour accéder à la baie est digne d’un circuit de moto-cross – les garçons sont ravis, quand à nous, avec Rhonda, on barbote pieds nus dans le mix boue-bouse-. Mais la destination en vaut la crasse !

On prend rapidement nos habitudes dans notre paillotte. Coconut juices, Pineapple et siestas à la playa. Un serpent vient gentiment nous rappeler qu’on est dans un pays exotique. Le temps d’un cri d’hystérie et un local vient simplement l’attraper pour l’éloigner. Pas de quoi s’énerver c’est vrai, il avait l’air cool.

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Les jours se suivent et se ressemblent, dans leur belle perfection.

On enchaîne les dîners au Bule en famille, à partager smoothies, poisson grillé, bananes fries et Bintangs au bord de la piscine, on refait le monde en s’imaginant voisins en Nouvelle-Zélande, on se laisse bercer par les vagues pendant que les garçons les étudient avec appréhension, on s’embourbe dans le chemin de Mawi, on se régale avec des repas à 2$ dans un warung à tomber, on prévoit un trip ensemble au Japon, un autre à Nusa Lembongan pour le mariage de la fille de Rhonda, et bien entendu un séjour à Kerikeri.

C’est beau, la famille.

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Out of time

IMG_2478Après un magnifique trajet à travers les montagnes, nous quittons Michelle et Seth sur le port de Lombok.

Le bateau démarre, on ouvre notre bible pour trouver notre hôtel –celui avec piscine, cocktails et massages-. Mais c’est à des heures de route du port, et il n’y a aucun transport public à Sumbawa !

Ah non. La galère c’était au Rinjani-c’était marrant, mais là c’est fini, on veut des vacances.

Sumbawa

Le hasard nous met sur le chemin de Marty & Rhonda, un couple Néo-Zélandais – !!! – retraité au beau milieu d’un surf trip. Plus heureux que jamais depuis qu’ils ont quitté les États-Unis pour devenir kiwis, ils fuient l’hiver pour venir chasser de la vague en Asie.

En plus d’être super sympas, ils ont une voiture et vont aussi à Maluk. Vu l’alchimie, on ne se contentera pas de faire la route ensemble.

On oublie l’hôtel grand luxe et on opte pour un adorable bungalow sur la plage et quelques jours de détente absolue, à base de spots de surf de rêve, de discussions-Bintang entre nanas pendant que nos surfers de mecs vont rider, de match de ping-pong effrénés, de magnifiques routes, de Tequila en famille et de sunrises à tomber.

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Ce sera notre Sumbawa, un séjour avec nos amis kiwis à refaire le monde devant les vagues.

Rinjani Trek, Day 4 – The last one

Monkeys

Réveil de bonne humeur : il fait un temps magnifique. Tout le monde se retrouve autour de pancakes et salades de fruits, certains appréhendent l’ascension jusqu’au sommet, d’autres sont soulagés, dernier jour, ce soir, on retrouve notre confort. Et une douche.

La descente devrait durer un peu moins de 4h. Mais ça fait 3 jours qu’on marche sous la pluie, aujourd’hui, on peut profiter du soleil, on prend notre temps et on shoot à n’en plus finir.

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Pour ce qui est de notre démarche, c’est digne d’un retraité attardé bourré après un marathon.

Mais on y est presque. La descente est abrupte, on désescalade d’énormes marches naturelles crées par les racines des arbres.

On est dans la jungle, il fait beau et frais, on croise un singe noir –rare et peureux-, des sangsues, des bruits étranges. C’est magnifique, complètement différents des décors qui nous entourent depuis trois jours.

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On est clairement au bout de nos limites. On réfléchit à chaque pas, comment descendre sans utiliser nos jambes, c’est compliqué. Sur le chemin ça parle Chelsea, Greenwich Village et Coney Island –il serait temps de retourner à NYC-. De quoi s’évader et faire semblant d’oublier la douleur.

Doucement mais sûrement, on se rapproche de l’arrivée, puis les garçons se mettent à courir, ça sent bon, oui, on y est. On passe le portail dans l’hystérie – la douleur – et l’épuisement total.

On l’a fait.

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On l’a fait on l’a fait on l’a faiiiiiiiiiiiiiiit. Ah !

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Rinjani trek, Day 3 – The Lake

Thelake

Incroyable. Guillaume se lève, il fait un temps magnifique. Il vient me réveiller pour m’annoncer que la journée sera belle. Le temps d’émerger et de s’équiper, la pluie reprend de plus belle.

C’est une blague ?

Finalement, avec un peu de patience, on arrive tout de même à apercevoir un peu de ciel bleu. Mais pas le temps de retourner au Hot Springs, on a de la route devant nous. Oui, il faut remonter de l’autre côté du cratère –boum, les 700m de dénivelé dans les pattes déjà bien abîmées– et redescendre jusqu’au camp 3.

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On aperçoit au loin le sommet du Rinjani. Alors on était là hier ? On n’y croit pas, puis vient l’ascension du cratère et là oui, on veut bien le croire, vu l’état de nos jambes. La vue est à tomber, ce lac nous rappelle étrangement celui de Queenstown, New Zealand –Oh oui, Queenstown…-. La douleur musculaire nous sort de nos rêveries, cette montée n’a donc pas de fin ?

Ô joie, le temps se rafraîchit pour nous offrir une température idéale.

Après une heure pénible, Sujar nous offre un break sur un énorme rocher. On est seuls au monde dans un coin de paradis –si on fait abstraction des poubelles parsemées partout dans la nature-. Les paysages sont, une fois de plus, à couper le souffle.

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Ça repart ensuite de plus belle avec une montée interminable et, pour mon grand plaisir, un peu d’escalade ! Enfin, on peut s’amuser un peu. Mes jambes ne sont pas d’accord, mais de toutes façons elles sont out of order, faut pas les écouter. On est mort, à bout de souffle, mais on adore ! Un vrai régal, même sous la pluie -oui, encore-.

Arrivé au sommet, on fait une pause pour admirer la magnifique vue sur le lac de cratère et la caldeira. Enfin, pour nous ce sera rideau blanc et pluie, mais avec un peu d’imagination, oui, c’est absolument sublime. A couper le souffle.

Le plus dur est passé, on n’a plus qu’à redescendre jusqu’au camp. « Plus qu’à »… Que tu crois ! La descente est pire que tout, on a dans les jambes le dévalage du sommet d’hier matin, et on le sent bien. A partir là commence une belle chorégraphie : pendant que Sujar choisir de descendre en courant pour mieux amortir les chocs, Guillaume le tente à l’envers, Michelle et Seth en crabe pendant que je mixe la méthode du crabe et du 4 pattes.

Oui, à ce point là.

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On croise des marcheurs sur le départ, cette fois, c’est nous les épaves qui ne savent plus marcher. On rencontre notamment un volcanologue passionnant, avec qui on pourrait parler du Rinjani pendant des heures. Mais il a une ascension à commencer, et nous avons une descente à terminer.

Après six longues heures de souffrance physique, nous arrivons au camp ! Le premier qui possède un préau, ce qui veut dire… Pas de repas sous la tente, même s’il pleut ! Les porteurs sont là depuis un moment déjà, et notre repas est déjà prêt. Les monkeys ne sont pas en reste, ils attendent patiemment… jusqu’à ce que le plus gros vienne piquer les crackers de Michelle.

Faut dire, pour sa défense, c’était vraiment appétissant.

Monkeylunch

Il n’est que 15h, nous avons toute l’après-midi pour relaxer, s’étirer, dormir et rencontrer les marcheurs de passage comme ceux qui passent la nuit au camp.

On finit en beauté, avec un beau temps, et plein de nouveaux copains. Des Sud-Africains, des Français, des Coréens qui se font attaquer par un monkey –fallait pas l’chercher!-, une Allemande, des Canadiens, un Suédois… C’est l’Auberge Espagnole! On partage nos voyages et nos projets autour d’un thé à la lueur de nos lampes frontales. Dernière nuit au Rinjani, on a déjà un petit sentiment de nostalgie, même si on planifie déjà la nuit de demain : hôtel de luxe, douche chaude, cocktail de fruits, piscine et massages.

Michelle se lâche et me raconte leur passion pour le Nude Street. L’hiver dernier, ils ont traversé le pont de Brooklyn totalement nus sous la neige.

Quand je vous disais qu’ils étaient déjantés, ces deux-là.

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Après s’être fait invité en Afrique du Sud et à New York, on file se coucher pour –oh, oui!– la dernière nuit sous la tente. Notre corps est officiellement hors service, le simple fait de se glisser dans son sac de couchage est une souffrance.

Mais dormir, ah, dormir…

Rinjani trek, Day 2 – The Submit

RinjaniD2Wake up 2:30 am

Pluie torrentielle, ça n’a pas cessé une minute depuis qu’on s’est couché. On va monter au sommet sous ce temps ? On ne se pose pas de questions, on s’équipe, On sort la tête dehors et… personne. Tout le monde dort. Seth réveille Sujar qui nous renvoie dans les bras de Morphée. Trop froid, trop humide, et surtout aucune chance de voir un lever de soleil digne de ce nom.

Ni une ni deux, tout le monde retourne finir sa nuit.

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8:00 am, Good morning again !

La pluie s’étant calmée, nous dévorons nos pancakes sous l’oeil gourmand de nos amis les monkeys avant de partir pour l’ascensionEnfin. Les premiers pas sont éreintants. Mon corps dort encore, je ne suis pas vraiment du matin –même après un pancake-. Mais qu’est-ce que je fous là ?

Après une demi-heure de montée abrupte, une belle récompense nous attend : la vue imprenable sur le lac de cratère et le Gunung Baru.

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Nous grimpons pendant plus de 3h sur des gravillons sablonneux dans lesquels on s’enfonce, on glisse et on trébuche. Doucement mais sûrement, on se rapproche du sommet qui donne néanmoins l’impression de s’éloigner de plus en plus. La pluie met peu de temps à nous rattraper.

Et là, c’est l’expédition.

Sol glissant sur crête vertigineuse, k-way trop long, chaussures pleines de graviers, sommet disparu, impossible de prendre une photo. Heureusement la brume se dissipe de temps en temps pour nous laisser entrevoir un paysage à couper le souffle.

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La brume s’en va et revient sans cesse, et, comme un rideau de théâtre, elle disparaît au moment où nous arrivons au sommet pour nous offrir un panorama exceptionnel. On est heureux, hystérique, satisfait, épuisé, fier. Éblouis.

On est à 3726m d’altitude, au sommet du Mont Rinjani. On l’a fait!

On en prend plein les jambes, mais aussi plein la gueule. C’est bon, bordel !

Seth et Michelle ne tardent pas à nous rejoindre pour un moment de pur bonheur ! Il n’y a pas de mots. Pas besoin. La larme à l’oeil, l’effort, la beauté, l’exception, on partage ça en un regard.

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Nous avons l’honneur d’attraper un coup de soleil pendant les quelques minutes de présence de ce dernier. Au moment où nous tournons les talons pour redescendre, la pluie reprend de plus belle.

Nous partons donc pour plus d’une heure à dévaler la crête armés de nos k-way de compétition. On ne voit pas à 10m, nos jambes courent comme des automates, guidées par nos estomacs en quête d’un lunch. C’est génial, après cette ascension lente et douloureuse, on peut courir, enfin ! On se régale comme des gaminsmême si je sens au fond de mes chaussures que mes orteils me le paieront ce soir-.

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La pluie nous suit jusqu’à notre arrivée, les étirements et le repas se feront donc chacun dans son nid d’amour Lafuma. Ce qui se finira inévitablement par une énorme sieste.

Wake-up ! La journée n’est pas finie, il faut encore descendre au cœur de la caldeira sous un temps digne d’un mois de novembre à Maubeuge. Oui là, on bat tous les records. Moi qui pensait que le pire était passé, que neni ! La descente se traduit par une désescalade de 3h sur une paroi transformée en torrent. Depuis le temps qu’on voulait faire du canyoning, nous voilà servi !

Pour cette partie du trek décrite comme merveilleuse, avec vue splendide sur la vallée, on verra du gris, de la pluie, des jambes se raidir toutes seules, à bout de force, et on se souviendra d’une galère tellement énorme qu’elle en devient drôle.

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Nous arrivons au camp en même temps que la tombée de la nuit. Bilan de la journée ? 9kms, 8h de marche, 1000m de dénivelé positif, 2000m de négatif. Trempé, on rêve tous d’une chose depuis ce matin : les Hot Springs, sources d’eau chaude du volcan.

Qui a dit que c’en était fini pour aujourd’hui ? Pour atteindre les sources il faut marcher dans la jungle par cette nuit noire. Sur le chemin, on croise des cochons sauvages. En espérant qu’ils soient sympas, parce que nos jambes auront du mal à courir, ce soir. Arrivés aux sources, jacuzzi naturel et ciel étoilé magnifique. Reste à rentrer au camp à moitié nus et trempés.

On se demande comment on tient encore debout, mais peu importe, il est temps de se reposer. Bien entendu la pluie reprend de plus belle, ce qui nous force à savourer notre gado-gado dans la tente, une fois de plus. Quelques aïe, outch, « ah tiens j’avais un muscle ici?« , puis on s’endort sans trop pouvoir bouger, nos membres sembleraient vouloir qu’on leur fiche la paix.

Désolée les gars, mais c’est pas fini.

Rinjani trek, Day 1 – First steps

Départ

Après avoir avalé nos bananas pancakes ah, le rituel des vacances!, nous partons pour l’ascension du point culminant de Lombok, le Gunung Rinjani, qui nous nargue depuis quelques jours déjà, du haut de ses 3726m.

L’aventure commence avec une rencontre. Michelle et Seth, deux baroudeurs New-Yorkais –complètement déjantés-. Les porteurs passent devant, avec près de 30kg de tentes, nourritures et accessoires de cuisine sur le dos. Quand à Sujar, notre guide, il est équipé… de tongs.

Les premiers kilomètres se font au coeur des rizières, sous un soleil de plomb, qui laisse rapidement place à une belle brume, pour notre grand bonheur : la température est parfaite.

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Sur le chemin, on croise de nombreux randonneurs sur le retour. Enfin, ce qu’il en reste. Certains n’ont plus la force de sourire ni même de parler, d’autres descendent en courant pour en finir, quand d’autres sont au bord des larmes. Au milieu de ces morceaux de gens, on croise des voyageurs plus heureux que jamais, qui nous disent avoir vécu la plus belle expérience de leur séjour en Indonésie.

– Vous allez en ch… mais ça vaut le coup !

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En une journée, c’est 1000m de dénivelé, 7h de marche, 12kms, des paysages psychédéliques ponctués d’une brume magnifique, des singes, une pluie torrentielle, un déjeuner cuit au feu de bois digne des meilleurs warungs –un régal dans un cadre idyllique-, des murs à gravir, un sentier qui n’en finit pas, et une ambiance formidable.

Après quelques heures ensemble, nous sommes déjà bien unis avec un objectif commun : the submit !

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Nous arrivons enfin au camp après une dernière montée abrupte sans fin. En deux temps trois mouvements, les porteurs ont installé nos chambres pour la nuit, à 2700m d’altitude, avec une vue imprenable sur la caldeira.

On se retrouve entre marcheurs, tous aussi excités les uns que les autres, à partager nos images et notre appréhension : demain, départ 3:00am pour le lever de soleil au sommet du Rinjani.

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La vue de notre suite 4 étoiles

La pluie nous rattrape une fois de plus et coupe court à nos bavardages, le repas se fera donc aux chandelles –aux lampes frontales– et sous la tente ! Un coup de baume du tigre et au lit tout le monde. A peine commencé notre premier trek qu’on parle déjà des prochains, ce jusqu’à tomber de fatigue.

Il pleut à torrent dehors, on s’endort angoissé à l’idée de gravir le sommet sous cette tempête…

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The calm before the storm

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Après avoir passé la soirée à débattre –Rinjani or not?-, les vacances commencent enfin, un cocktail céleri-gingembre-carotte à la main.

La journée suit son cours à l’ombre des cocotiers. Au programme cocktails, snorkeling, poissons qui viennent nous manger les pieds, plages de rêves et pizzas au feu de bois avec soleil couchant sur l’eau en toile de fond.

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Gili Trawangan est toujours aussi magnifique.

En fin de soirée, une lueur apparaît derrière le Rinjani. L’instant d’après, une Lune majestueuse apparaît derrière le volcan. C’est à couper le souffle. Non, on ne dira rien sur le fait qu’on était censé être aux premières loges pour ce lever de Lune. Non, je suis sûre que c’est aussi beau vu d’ici, nous, on a le reflet dans la mer, eux, ils l’ont pas.

Ceci étant dit après des heures de débat on craque et on appelle notre guide. Il passe nous prendre demain à l’embarcadère. On va le faire, ce trek, qu’il pleuve ou qu’il vente*.

*C’est peu dire !

GiliTSnorkeling

Pour finir notre court séjour au paradis, on part à la chasse aux Némos avec en toile de fond le Rinjani, qui nous nargue déjà.

On ne tient plus en place, demain, premier trek !

Ready for take-off

readyforOn a parlé baskets, bonnets et barres de céréales, demain, ascension du Mont Rinjani !

Arrivés dans l’avion, surprise : c’est nos potes qui pilotent. Dans ce cas, on passe devant ! Moyenne d’âge dans le cockpit ? 26 ans.

Il semblerait qu’on se soit perdu, puisqu’au vue de temps, nous venons d’atterrir en Belgique. Non? Ah. Alors c’est ça la saison sèche à Lombok. Pluie torrentielle. Ça va, on a juste prévu de passer trois nuits sous la tente.

cockpit

En route direction Rinjani, on change d’avis douze fois, pour finalement descendre à Sengigi. Le Rinjani, oui, mais à condition d’y voir quelque chose. Pas comme ça.

Nous découvrons donc la délicieuse cuisine de Lombok à Sengigi. Un régal. Guillaume en mange même ses concombres ! Ah ouais ? -Ouais. Allez, soyons fous. Hop, même les rondelles de tomates y passent.

Au lit. Demain, direction le paradis.