On the way back

Sur la route de Seminyak, notre chauffeur insiste pour nous faire goûter le fameux café de Bali, celui dont les graines sont mangées, digérées puis rejetées par voies naturelles par des chèvres, avant d’être dégusté. En vain.

Quelques embouteillages plus tard –Jakarta me manque-, nous sommes tous les trois devant le soleil couchant, les pieds dans le sable. Les bars de Seminyak sont pleins à craquer et l’ambiance commence déjà à chauffer. On s’installe autour de quelques cocktails, dans un bar où un groupe de salsa vient mettre une ambiance de folie. Tout ce qui nous faut pour finir le séjour en beauté.

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Sad, cold and yummy Candikuning

Le ciel est bas à Candikuning. Tellement bas qu’il est tombé sur le lac. Après des mois au bord de la plage, prendre l’air au bord du lac Bratan, c’est un plaisir. On penserait presque à Queenstown ici –la pollution, les sarongs et la mosquée en plus-.

Le chauffeur nous prévient, on est chez les pires arnaqueurs ici –oui monsieur mais je suis rodée, je vis ici vous savez-. Ah ben non. Ici c’est l’Indo puissance douze. Ton sarong à 100 000Rp est à 1 000 000Rp. On te prend pour un con –toujours– mais encore plus. Candikuning, c’est la déception de notre séjour à Bali. Le temple Pura Ulun Danu Bratan est certes joli, mais nous laisse insensibles. Tirta Empul est loin. Le sourire des balinais aussi.

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Mais comme toujours en cherchant bien on découvre des merveilles. Ici, c’est la région des fraises. Jus de fraise orgasmique trois fois par jour, fraises en dessert, milk-shake au goûter.

Notre coup de coeur, le jardin botanique de Bali, un havre de paix, de silence, loin des scooters –mais pas des poubelles-. Après sept mois à Jakarta, on respire, et Ô bonheur, ça caille ! Pour un européen, c’est un parc tout ce qu’il y a de banal. Pour un expat à Jakarta, c’est le paradis.

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High in the mountains

La région de Batukau regorge de merveilles.

Un temple est bâti à flanc de montagne, autour d’un plan d’eau. Le trafic y est dense, des centaines d’étudiants s’y retrouvent pour une cérémonie. Le cadre est splendide.

Autour, des rizières en terrasse à perte de vue.

Nous découvrons Batukau de la meilleure façon qui soit : avec un local.

Notre guide nous embarque dans les rizières jusqu’à ce qu’on se retrouve de la boue jusqu’aux genoux, les chaussures collées au sol. Il nous apprend comment le riz pousse, comment réussir une soupe à l’écureuil, fabriquer un cerf-volant, ou encore quels types de serpents se baladent dans les parages –rien de méchant : cobras, pythons et serpents vers-.

Les décors sont sublimes, à couper le souffle. J’en ai vu des rizières depuis janvier, mais celles-ci sont à couper le souffle. Visiblement, l’Indonésie est loin d’avoir fini de nous surprendre.

Ubud, a little more

Sur la route, nous marquons un arrêt à Ubud -parce que, m’a-t-on dit, Ubud, on en a jamais assez-.

Une fois de plus nous sommes chanceux, nous tombons par hasard sur les répétitions des danses balinaises des enfants. Un beau spectacle au cœur de la ville. Je ne peux pas vous parler d’Ubud sans citer les cours de cuisine de Wayan. Il nous apprend à faire un Cap Cay comme personne –et en français s’il vous plaît-. C’est la cuisine Tic Tac. Encore une belle rencontre sur l’île des dieux.

Notre séjour se termine en beauté avec un concert et quelques tapas sur la Monkey Forest Rd, dans une ambiance festive. Un dernier massage aux huiles essentielles et nous prenons la route pour Batukau.

Water & offerings

Le palais de Tirta Gangga s’étale au milieu des bassins, des nénuphars et des fontaines. Les enfants s’y baignent, les touristes affluent, et les carpes coï s’y goinfrent.

Avec le calme et la lumière du matin, l’endroit est magique.

 

A few days in Amed

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Notre séjour à Amed sera ponctué de balades au bord de l’eau, de cocktails sur fond de coucher de soleil, de promenades sous-marines inoubliables et de charmantes rencontres. L’ambiance est telle qu’on me l’avait décrite. Paisible. C’est calme, on peut marcher, les gens sont adorables, le mahi-mahi délicieux et le snorkeling magnifique.

Seule au milieu de l’eau, je me retrouve face à un gros champignon de corail, où séjournent des centaines de  poissons . Derrière, l’immensité sombre. C’est à couper le souffle. 

Difficile de quitter ce spectacle magique, mais mes jambes hurlent au break –hier, le Gunung Agung-. On repart sur notre beau bâteau de pêche, voile hissée, cheveux au vent. Bonheur.

A beautiful night

Sunrise Agung

« C’est quoi, cette habitude de commencer vos treks à minuit ? »

Ça n’aurait pas la même magie, en plein jour. Monter à la lueur de la Lune, observer les étoiles filantes pendant les breaks, avoir la récompense du lever de soleil au sommet, découvrir les paysages à peine devinés à l’aller lors de la descente.

Pendant que notre guide Made va faire ses offrandes aux dieux, nous rencontrons le reste du groupe, 3 hollandais et un français. Sur six, seuls trois d’entre nous arriveront au sommet.

La randonnée commence sur un sentier raide, raide, raide. De quoi cesser de grelotter. Papa s’essaie au toboggan, les guides hurlent et arrivent en courant pour le rattraper, belle frayeur –un ravin-. Il décide d’être raisonnable et de faire demi-tour.

Je continue donc ma route avec David, abandonné par ses amis qui ont préféré leur lit à l’ascension nocturne du volcan (bizarre ces gens). Le chemin est abrupte, et ce sans relâche. C’est simple, en Indonésie, pas de chemin en lacets. Tu veux grimper, tu vas tout droit. Donc oui, ça peu être un peu raide. Deux des hollandais commencent à flancher, et finissent par abandonner en cours de route.

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Tout doucement, le cratère se rapproche et la nuit s’éclaircit peu à peu. Puis un cri. Congratulations ! Distribution de câlins générale. On y est, à 3142m, dominant le tout Bali  ! Au bord du cratère, l’ambiance est festive et les guides nous concoctent un véritable festin ! Bananes fries, gâteaux, nouilles, thé, cahuètes… Tout le monde s’extasie devant le soleil qui se lève, dévoilant la silhouette du Rinjani sur Lombok.

Malheureusement la tyrolienne géante de mes rêves n’existe pas, il va falloir redescendre. C’est là que le calvaire commence. Nuit blanche et ascension dans les pattes, mon état de fatigue m’offre une capacité de concentration quasi nulle. Ce qui peut s’avérer dangereux pour redescendre un volcan dans un chemin de cailloux humides et glissants. Made est aux petits soins et fait attention à moi, mais ça ne suffira pas à m’éviter quelques hématomes.

Deux heures plus tard, nous arrivons enfin au pied du volcan. Made et les autres guides se font un plaisir de hurler Papaaaa. Il est là, après m’avoir attendue toute la nuit, content de me retrouver entière. Les adieux avec Made seront touchants, l’expérience ayant été tellement magique, on se prend dans les bras une paire de fois, pour la voir nous faire coucou au loin pendant qu’on s’éloigne…

Cantik

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Sur la route d’Amed, nous nous arrêtons à Tenganan, village balinais traditionnel le plus vieux de l’île. Les locaux sont contents de nous montrer leur maison, nous présenter leur travail de batik ou de calligraphie. C’est très calme, le village est presque désert.

Nous croisons deux Balinaises splendides, très apprêtées. En les suivant, nous arrivons au coeur d’une cérémonie…

La célébration du passage à l’âge adulte pour les adolescents. Des mois que j’attends ça, enfin nous y sommes, au coeur d’une magnifique cérémonie, il y a du monde partout, des vieux balinais jouent de la musique, les poulets sont teintés en rose, les gamins courent partout, les filles dansent, les offrandes n’en peuvent plus d’arriver. Et ces rires…

Un précieux moment dans notre voyage.

Mise en garde – Arnaqueuse professionnelle

Vahimeri

Petite parenthèse dans mes découvertes pour vous mettre en garde contre Vahimeri Desgeorges, ou Luna, qui sévit en Indonésie comme arnaqueuse spécialisée dans les voyageurs et les expatriés.

Elle fait le tour des forums et sites de voyages pour se faire des contacts et ferrer ses futures victimes. Sites francophones et anglophones.

Elle se dit surfeuse, ingénieure et tahitienne mais il semblerait qu’elle ne soit rien de tout cela. Vahimeri est une fille tres intelligente et séduisante, et qui sait parfaitement inventer toutes sortes d’histoires parfaitement vraisemblables mais tout aussi fausses.

Son mode de fonctionnement, mettre la main sur votre CB ou votre porte-monnaie. De plus, elle revend des billets d’avions à des prix très attractifs, qui sont en réalité payés avec des CB hackées. Elle propose aux voyageurs de partager l’hôtel et file sans payer au moment de payer la note. Elle se prétend amie avec les voyageurs pour s’en rapprocher plus facilement et pouvoir profiter de leurs faiblesses.

Si vous entrez en contact avec elle, éloignez-vous en tant que possible. S’il est trop tard, faites opposition à votre CB. Elle n’a aucune pitié et a allégé une de ses « amies » de plus de 3000€ (sur des sites internet ou seules les infos de la carte suffisent).

C’est elle qui m’a fait découvrir quelques merveilles de SPAS et de restaurants à Jakarta. A vrai dire, c’était une amie proche sur la capitale, autant dire que je tombe des nues. Elle a disparu depuis que nous avons découvert son vrai visage.

First steps in Ubud

IMG_3677Après des retrouvailles émues au milieu des « taxii?« , « yes, transport?« , nous prenons la route vers Ubud, the place to be si t’es bobo-baba-branché à Bali. Pour nos invités, le premier contact avec l’île des dieux se fera de nuit avec un driver foumais, il prend le rond-point à l’envers là ??!-. Bienvenue en Indonésie.

Le lendemain, j’enfile ma casquette de monitrice de vacances pour les semaines à venir, et on prend la route des temples. Goa Gajah. Yeh Pulu. Tirta Empul. Gunung Kawi. Les jardins sont splendides, l’ambiance prenante, les balinais gracieux… On est sous le charme.

Le Ubud réputé pour son atmosphère apaisante, le yoga et la méditation -à la Eat, Pray, Love- nous étonne. Le bruit des scooters et le harcèlement des « Yes taxi? » -pire qu’à Kuta-, sont épuisants.

La magie d’Ubud, elle est autour de la ville.

C’est au cœur des rizières que nous découvrons tout le charme de la région. Le Bali de rêve. Des chemins vallonnés, du vert à perte de vue, des poules et des canards partout, des ateliers d’artistes, et la saison sèche qui enfin pointe le bout de son nez –on touche du bois-.

En prenant le chemin de la Monkey Forest, nous sommes très sceptiques –attraction à touristes, beaucoup de monde pour trois singes domestiqués-. Une belle surprise. La forêt est très belle, les arbres gigantesques, des temples sont cachés au coeur de la nature, et les singes sont hilarants.

Papa est le premier à se faire un copain, accroché à son sac à dos. Puis un petit décidera de me piquer mon chapeau, on se bagarre un peu jusqu’à ce qu’il décide de s’attaquer à mon sarong, sans succès. On croisera également écureuils et chauve-souris –j’y pense, vous avez déjà goûté à la soupe d’écureuils? Spécialité culinaire de la région de Batukau (on y reviendra)-.