Rinjani trek, Day 3 – The Lake

Thelake

Incroyable. Guillaume se lève, il fait un temps magnifique. Il vient me réveiller pour m’annoncer que la journée sera belle. Le temps d’émerger et de s’équiper, la pluie reprend de plus belle.

C’est une blague ?

Finalement, avec un peu de patience, on arrive tout de même à apercevoir un peu de ciel bleu. Mais pas le temps de retourner au Hot Springs, on a de la route devant nous. Oui, il faut remonter de l’autre côté du cratère –boum, les 700m de dénivelé dans les pattes déjà bien abîmées– et redescendre jusqu’au camp 3.

Rinjani_5

On aperçoit au loin le sommet du Rinjani. Alors on était là hier ? On n’y croit pas, puis vient l’ascension du cratère et là oui, on veut bien le croire, vu l’état de nos jambes. La vue est à tomber, ce lac nous rappelle étrangement celui de Queenstown, New Zealand –Oh oui, Queenstown…-. La douleur musculaire nous sort de nos rêveries, cette montée n’a donc pas de fin ?

Ô joie, le temps se rafraîchit pour nous offrir une température idéale.

Après une heure pénible, Sujar nous offre un break sur un énorme rocher. On est seuls au monde dans un coin de paradis –si on fait abstraction des poubelles parsemées partout dans la nature-. Les paysages sont, une fois de plus, à couper le souffle.

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Ça repart ensuite de plus belle avec une montée interminable et, pour mon grand plaisir, un peu d’escalade ! Enfin, on peut s’amuser un peu. Mes jambes ne sont pas d’accord, mais de toutes façons elles sont out of order, faut pas les écouter. On est mort, à bout de souffle, mais on adore ! Un vrai régal, même sous la pluie -oui, encore-.

Arrivé au sommet, on fait une pause pour admirer la magnifique vue sur le lac de cratère et la caldeira. Enfin, pour nous ce sera rideau blanc et pluie, mais avec un peu d’imagination, oui, c’est absolument sublime. A couper le souffle.

Le plus dur est passé, on n’a plus qu’à redescendre jusqu’au camp. « Plus qu’à »… Que tu crois ! La descente est pire que tout, on a dans les jambes le dévalage du sommet d’hier matin, et on le sent bien. A partir là commence une belle chorégraphie : pendant que Sujar choisir de descendre en courant pour mieux amortir les chocs, Guillaume le tente à l’envers, Michelle et Seth en crabe pendant que je mixe la méthode du crabe et du 4 pattes.

Oui, à ce point là.

IMG_2308

On croise des marcheurs sur le départ, cette fois, c’est nous les épaves qui ne savent plus marcher. On rencontre notamment un volcanologue passionnant, avec qui on pourrait parler du Rinjani pendant des heures. Mais il a une ascension à commencer, et nous avons une descente à terminer.

Après six longues heures de souffrance physique, nous arrivons au camp ! Le premier qui possède un préau, ce qui veut dire… Pas de repas sous la tente, même s’il pleut ! Les porteurs sont là depuis un moment déjà, et notre repas est déjà prêt. Les monkeys ne sont pas en reste, ils attendent patiemment… jusqu’à ce que le plus gros vienne piquer les crackers de Michelle.

Faut dire, pour sa défense, c’était vraiment appétissant.

Monkeylunch

Il n’est que 15h, nous avons toute l’après-midi pour relaxer, s’étirer, dormir et rencontrer les marcheurs de passage comme ceux qui passent la nuit au camp.

On finit en beauté, avec un beau temps, et plein de nouveaux copains. Des Sud-Africains, des Français, des Coréens qui se font attaquer par un monkey –fallait pas l’chercher!-, une Allemande, des Canadiens, un Suédois… C’est l’Auberge Espagnole! On partage nos voyages et nos projets autour d’un thé à la lueur de nos lampes frontales. Dernière nuit au Rinjani, on a déjà un petit sentiment de nostalgie, même si on planifie déjà la nuit de demain : hôtel de luxe, douche chaude, cocktail de fruits, piscine et massages.

Michelle se lâche et me raconte leur passion pour le Nude Street. L’hiver dernier, ils ont traversé le pont de Brooklyn totalement nus sous la neige.

Quand je vous disais qu’ils étaient déjantés, ces deux-là.

IMG_2319

Après s’être fait invité en Afrique du Sud et à New York, on file se coucher pour –oh, oui!– la dernière nuit sous la tente. Notre corps est officiellement hors service, le simple fait de se glisser dans son sac de couchage est une souffrance.

Mais dormir, ah, dormir…

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