Au pays du sushi levant – Kampaiiii !

Tokyo
J’étais à Tokyo. Tokyo. Le genre de destination tellement surréaliste qu’elle ne figurait même pas sur ma liste. Tellement incroyable, scintillante, surprenante, fascinante, abondante, excitante, belle.

Nos premiers pas ont été d’autant plus magiques, que notre avion s’est posé à l’aube. Nous avons donc découvert un Akihabara désertique et un Shibuyaaa on ne peut plus calme. Puis la ville s’est réveillée, les milliers de boutiques se sont ouvertes et nos yeux ont commencé à se perdre.

Le programme sera chaud et serré, pas question de faire les choses à moitié. Goûter un ramen –un régal- et un tempura –un régal-, et bien, sûr, des sashimis et des sushis –OMG-. A écrire ces mots, j’en salive. Indescriptible tellement ils étaient bons, raffinés, savoureux. Nous avons débarqué dans un de ces restaurants où tout est écrit en Japonais en demandant au chef de nous conseiller -et en priant pour que la note ne soit pas trop salée-. Quelle qualité, quel service. Chaque repas était une merveille, et ce durant tout notre séjour. Entre deux délices, il y a eu le célèbre carrefour de Shibuya, de jour et de nuit, puis les courses de fenwicks au marché au poisson, les siestes sous gazebos, le grandiose Meji Jingu, les prix hallucinants à Electric Town, les concerts de pop japonaise en pleine rue, et ce mariage traditionnel, et les parcs, le séjour dans un ryokan, la très originale Tokyo Tower, les toilettes avec simulateur de chasse d’eau pour éviter les ploufs, les boutiques qui me tendent les bras, les bassins de lotus, le sushi-bar, la mode excentrique des teenagers à Harajuku, le thé à n’en plus finir, le saké chaud et froid, Hello Kitty partout-partout-partout, le calme de Yanaka et le festif Kagurazaka, les kimonos multicolores, les merles bruyants qui donnent l’ambiance Hitchcock dans le parc de Ueno, le temple majestueux de Zojo-Ji, les moustiques kamikazes d’Atago-jinja, les mangas sur les murs, et Pikachu, qui n’a pas pris une ride.

Difficile de vous raconter ce séjour Tokyoïte, toutes les couleurs et tous les sons me reviennent en vrac, comme un énorme feu d’artifice avec des sushis à l’intérieur.

On m’avait conté les difficultés à voyager au Japon, dues à la barrière de la langue. J’avais lu que les japonais n’aimaient pas beaucoup les étrangers. Et nous sommes arrivés dans un pays où tout le monde se plie en quatre pour vous aider. Perdus à la recherche d’un quartier, nous demandons à un homme en plein shopping notre direction, il décide de nous y accompagner, abandonnant sa paire de chaussures soldée –ô sacrilège!– Nous rencontrons donc un local adorable, pour une balade de vingt minutes à travers Tokyo. Les jours suivants, nous découvrirons que ce n’est pas un cas isolé, nous croiserons beaucoup de gens qui nous aiderons, qu’ils parlent anglais ou pas. Nous échangerons également quelques mots de japonais avec un groupe de jeunes autour de quelques verres. Qui a dit qu’ils ne savaient pas faire la fête? Les gens sont très aimables et avenants. Je ne compte pas le nombre de bout de papiers griffonnés d’un plan avec les directions à prendre ainsi que la traduction en japonais ‘nous voulons aller là’ à présenter aux passants si on se re-perd, que m’ont dessiné les Tokyoïtes. Oui, on s’est perdu. Enfin, je me suis aussi perdue à Barcelone, à Londres et à Maubeuge. Oui, beaucoup de menus sont uniquement en japonais. C’est ce qu’on appelle un vrai dépaysement. Et c’est pour ça qu’on voyage.

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Oh, et comment vous parler du Japon sans son whisky?! Le hasard fait bien les choses, à deux pas de notre ryokan se trouve un bar, le Brown Sugar. Pour deux fans de Rolling Stones comme nous, pas question de passer à côté. J’y goûterai mon premier Nikka et commencerai ma formation sky jap. Une merveille. S’en suivra quelques autres dégustations au cours du séjour. Il y a encore du travail question formation, il va falloir être assidue.

Et il y a eu Shinjuku, quartier qui rendrait n’importe quelle fille qui se respecte dingue. Nous y avons déniché les meilleurs sashimis du monde –ce fameux restaurant où le chef à choisi pour nous, une soirée épique-. Des concerts en pleine rue, il y a à boire et à manger, mais de belles choses et surtout des gens adorables. De belles ruelles chargées de néons et oh, j’allais oublier, des boutiques. Assez pour vider mon compte bancaire en quelques heures. Heureusement, mes compagnons de voyage étaient plus branché whisky que shopping. Mais je n’en resterai pas là. J’ai déjà trouvé une volontaire pour y retourner en automne prochain. Affaire à suivre.

Oh et mon mari a eu un an de plus, il a fallu fêter ça avec le temple Senso-ji, une vue à couper le souffle depuis la Tokyo Sky Tree qui domine la ville, le temps de réaliser l’immensité de la ville, puis des dumplings sur Omote-Sando qui rendront nos papilles encore plus amoureuses du Japon qu’elles ne l’étaient déjà, et, pour finir en beauté, une nuit en Capsule Hôtel.

Arrivée à l’étage des femmes –strictement interdit aux hommes-, je découvre des capsules à n’en plus finir. On se croirait dans un film de science-fiction. Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Arrivée aux douches… Un grand couloir avec, à gauche, des casiers et à droite, des bancs. Et deux japonaises à poil, aussi à l’aise que si elles étaient en jean. Puis, au fond à droite, un grand bain chaud, et des petites douchettes avec au sol un tabouret et une bassine, ainsi que savon et shampoing. Je cherche les douches privées, j’ouvre la porte du fond. Les toilettes. Je cherche, bêtement. Ah. Ahhhh. Ah, oui. Je vois. Très bien. Tout le monde à poil, prenons notre douche ensemble, frottons-nous le dos et brossons-nous les cheveux! Oui. Mais pourquoi pas, soyons locaux, vivons tout nu et buvons du saké.
Kampaiii* !

 

Mes musts pour 5 jours à Tokyo** :
Photographier l’excentrique Harajuku
Voir un mariage traditionnel à Meiji Jingu
Manger dans un sushi-bar
Traverser le carrefour de Shibuya
Dormir dans un hôtel Capsule
Écouter les concerts pop de Shinjuku
Flâner dans les shops d’Akihabara
Découvrir le marché au poisson

Séjourner dans un ryokan
Essayer un bon bar à whisky

Le ryokan -très propre, situé dans le quartier de Pikachu :
1/3 Residence Akihabara Yashiki – Tokyo
5-2-11 Sotokanda Chiyodaku Tokyo, Tokyo-to, 101-0021, Japon, ‎01 57 32 46 88

L’hôtel Capsule -cheap, en mode backpacker :
Capsule Inn Kinshicho – Tokyo
130-0013 Tokyo Prefecture, Sumida-ku, Kinshicho 2-6-3

*Cheers!
**Vite dit, il y a encore tellement de choses que je n’ai pas eu le temps de voir/tester/goûter/visiter…

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8 réflexions sur “Au pays du sushi levant – Kampaiiii !

  1. Amélie-Marie dit :

    Quelle expérience ! Ravie de voir que le pays du soleil levant t’a plu et que l’hospitalité des nippons a été aussi chaleureuse (je pense que les personnes parlant du Japon comme un pays difficile sont des personnes ayant du mal à *vraiment* voyager).

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