The culture of death

TorajavillagesEst-ce que ce voyage éprouvant dans des conditions extrêmes –non, je n’exagère pas– en valait la peine ? Oui. Est-ce que le Pays Toraja aurait été plus beau sans la rave-party dans mon estomac ? Sans doute, oui.

Les Torajas, c’est un peuple passionnant. Leur vie tourne autour de la mort. Lorsque l’un des leurs décède, ils le considèrent comme malade et le gardent dans une pièce qui lui est réservée dans leur maison traditionnelle, le temps de réunir toute la famille –qui peut venir de Sumatra, de Papouasie comme d’Australie– et tous les fonds nécessaires pour l’organisation des funérailles. Ça peut durer parfois plus d’un an. Les funérailles se déroulent en plusieurs parties. Il y a la messe, les sacrifices, puis la cérémonie où l’on reçoit les invités, et enfin on place le cercueil dans le tombeau familial. Ce dernier peut-être placé dans une grotte, creusé dans une montagne ou dans un rocher, ou encore accroché sur une falaise ou, pour les bébés, creusé dans le tronc d’un arbre sacré.

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C’est en moto que Samuel* –mon guide- me fait découvrir la région sous son plus beau jour. On commencera par le célèbre village de Ke’te Ketsu, pour remonter vers Bori, Lempo et pleins d’autres noms de villages qui ne vous parlent absolument pas. On y croise des crânes de bébés morts, des ossements éparpillés, des effigies angoissantes et des offrandes en tout genre -cigarettes, fleurs, parapluie (?)-.

Les découvertes n’en finissent pas et les locaux sont tous aussi heureux de voir des touristes s’intéresser à leur culture. On est invité à boire le café chez des amis de Sam, je visite la pièce sacrée de chaque maison que l’on croise –non je ne parle pas de religion là. Oui je parle toujours des ovnis dans mon estomac-. Le pauvre essaie de me faire découvrir des restaurants pleins de charme, dans lesquels manger trois cuillères de riz relèvera d’une épreuve pour moi.

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Au bord des rizières, j’entends les moustiques rigoler en sentant le repealant sur ma peau. « On s’en fout, le repealant, on le boit aussi. Alors, ça fait mal, hein ? » C’est pas grave, ils ont sûrement pas le paluds, c’est pas grave, ils ont sûrement pas le paluds.

Après une journée à Sulawesi, je suis fin prête pour le casting de Koh Lanta, et bientôt pour celui des modèles Elite, puisqu’au rythme où je vais, à la fin de la semaine, je devrais peser 40kgs.

*Guide franco/anglophone à recommander : samueltoraya@yahoo.co.id

 

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